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Le Conseil de l'Europe appelle à protéger les journalistes

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MOSCOU, 21 septembre - RIA Novosti. Le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a exhorté les pays membres du Conseil à lutter contre les persécutions dont sont victimes les journalistes dans leurs activités professionnelles, selon le commentaire hebdomadaire du Commissaire, document dont le texte est parvenu vendredi à RIA Novosti.

"Les persécutions auxquelles les journalistes en Europe sont exposés menacent la liberté d'expression. Il faut lutter contre ce phénomène", lit-on dans ce document.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), organisation non- gouvernementale dont le siège se trouve à New York, le nombre de journalistes, jetés en prison juste parce qu'ils font leur travail, augmente progressivement depuis plus d'une année. Au 1er décembre 2006, 134 journalistes étaient détenus dans des prisons. Les représailles les plus sévères frappent les représentants de la presse en Chine (31), à Cuba (24), en Erythrée (23), en Ethiopie (18) et en Birmanie (7). On cite parmi les accusations les plus répandues: activités subversives, divulgation de secrets d'Etat et actions contraires aux intérêts de l'Etat.

"Aujourd'hui, en Europe, les journalistes sont menacés, voire jetés en prison, juste parce qu'ils font leur travail", a noté dans son commentaire Thomas Hammarberg sans préciser pour autant de quels pays il s'agissait au juste.

Quoi qu'il en soit, c'est sans doute la Biélorussie qui est le pays d'Europe le plus critiqué pour la violation des droits des journalistes. Le Conseil de l'Europe l'a plus d'une fois exhortée à garantir la liberté de la presse.

M. Hammarberg s'est dit préoccupé par le fait que les auteurs d'informations sur les abus de pouvoir ou les faits de corruption risquaient le licenciement ou même des représailles plus graves. Le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe estime que de telles tendances "compromettent la démocratie et qu'il faut les endiguer, tout en pratiquant une politique juridique explicite en matière de médias basée sur le principe de la liberté d'expression".

"Ces dernières années, certains journalistes parmi les plus célèbres du monde, se livrant à des enquêtes de terrain, ont constaté que leurs sources avaient été intimidées et contraintes de se taire. Pire, des journalistes eux-mêmes ont été victimes d'horribles assassinats comme par exemple Anna Politkovskaïa en Russie, Hrant Dink en Turquie, Gueorgui Gongadzé en Ukraine et Elmar Gousseïnov en Azerbaïdjan", a rappelé M. Hammarberg, ajoutant que ces crimes répugnants "pourraient suffire à intimider les journalistes et conduire à une autocensure, ce qui n'est guère souhaitable".

C'est pourquoi, souligne le Commissaire aux droits de l'Homme, "les gouvernements doivent se montrer prêts à protéger la liberté de la presse non seulement en paroles, mais par des actes concrets".

Thomas Hammarberg n'indique pas quelles mesures concrètes doivent être adoptées par les gouvernements, mais propose comme "mesures immédiates" de libérer les journalistes emprisonnés pour l'exercice de leur métier et de déclarer un moratoire sur l'application de la législation pénale relative à la diffamation".

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