Conflit en Ossétie du Sud: chute des indices boursiers russes (RBC Daily, Kommersant)

MOSCOU, 11 août - RIA Novosti. Le déclenchement d'opérations militaires en Ossétie du Sud a entraîné une chute considérable des cotations sur le marché russe des valeurs, lit-on lundi dans les quotidiens RBC Daily et Kommersant.

De l'avis des experts, le marché russe ne pourra rétablir ses positions qu'en cas de cessation prochaine des actions militaires. La Géorgie a également essuyé des pertes: Standard & Poor's et Fitch ont réduit leurs notes pour le pays.

L'indice RTS a perdu 6,51% vendredi pour atteindre son plus bas depuis 2006. La chute des cotations a concerné tous les secteurs sans exception. Selon Oleg Viouguine, président du conseil des directeurs de la MDM Bank, l'évolution du marché russe des valeurs dépendra de la durée du conflit et de la "façon dont les hommes politiques pourront le régler".

"La situation actuelle n'est pas comparable même avec l'époque de Ioukos. En ce moment, tout est bien plus sérieux, a indiqué Sergueï Jarov, directeur de CIT Finance chargé des opérations sur le marché des capitaux. En 2004, une seule entreprise avait pâti des événements négatifs, tandis qu'aujourd'hui plusieurs facteurs agissent simultanément". "La situation s'assombrit de jour en jour: il y a d'abord eu le conflit autour de TNK-BP, ensuite celui autour de Mechel, à présent, la situation s'est aggravée dans le Caucase", indique Denis Filippov, chef de la direction des opérations de courtage chez Renaissance online.

D'après les analystes de la compagnie BrokerCreditService, si le conflit armé s'étend à d'autres territoires, cela pourrait déstabiliser la situation dans la région de la mer Noire et discréditer la Russie en tant que fournisseur stable de ressources énergétiques. Alors, les cotations des compagnies russes pourraient continuer leur chute jusqu'à ce que le RTS atteigne 900-1.000 points.

D'ailleurs, Andreï Stoïanov, directeur du département d'analyse des marchés financiers de Rosbank, aborde la situation qui s'est créée de façon plus optimiste. D'après lui, le départ des investisseurs occidentaux du marché russe s'explique par la surestimation des risques sur le marché des Etats-Unis, et non pas par l'accroissement des risques politiques en Russie ou les événements qui ont lieu en Géorgie. "Rappelons-nous de l'affaire Ioukos. Les non-résidents étaient revenus sur le marché russe quelques mois après l'arrestation de Mikhaïl Khodorkovski. Il se peut que la même chose se répète cette fois-ci", affirme le financier.

Pendant ce temps, vendredi soir, les agences de notation Standard & Poor's (S&P) et Fitch ont réduit leurs notes pour la Géorgie. S&P a baissé la note à long terme du pays de B+ à B. Un communiqué de l'agence indique que les déclarations de la Géorgie et de la Russie prouvent que leurs gouvernements ont fermement pris le chemin de la guerre, ce qui se répercutera négativement sur l'afflux d'investissements étrangers en Géorgie.

Dans le même temps, les agences de notation n'ont rien dit à propos d'une éventuelle détérioration des notes pour la Russie. Les experts estiment que, tant que le conflit garde un caractère local pour la Russie, la diminution de ses notations est peu probable.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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