LE NIVEAU ACTUEL DES PRIX DU PETROLE POURRAIT CONDUIRE A SON DEFICIT A L’AVENIR

A notre avis, le niveau existant des prix ne permet pas de faire des investissements durables, afin d’assurer des livraisons pétrolières à long terme sur le marché mondial. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Energie de Russie Sergueï Chmatko.
A notre avis, le niveau existant des prix ne permet pas de faire des investissements durables, afin d’assurer des livraisons pétrolières à long terme sur le marché mondial. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Energie de Russie Sergueï Chmatko.
Nous rappelons que jusqu’au milieu de l’année dernière les économies des pays producteurs du pétrole évoluaient sur fond d’un enchérissement continu de « l’or noir ». Cela permettait aux plus gros exportateurs d’investir une partie des profits obtenus dans le développement de la branche. C’est-à-dire dans la construction de nouveaux pipe-lines et terminaux, dans l’achat du matériel, et surtout dans la prospection et la mise en valeur de nouveaux gisements. Or il importe de tenir compte de ce que le pétrole dit « léger », relativement facile et bon marché à extraire, s’épuise rapidement. De nouveaux champs pétroliers se trouvent soit dans des lieux d’un accès difficile (en Arctique, sur des plateaux continentaux des mers et des océans), soit présentent des problèmes sur le plan de raffinage (par exemple, le pétrole canadien « lourd »). La mise en valeur de tels gisements est onéreuse, et n’est rentable que lorsque les prix du pétrole sont extrêmement élevés. Tant que le prix du baril avait tendance à dépasser la barre de 150 $, les choses étaient ainsi. Or quand son prix a chuté, les compagnies ont tout aussi brusquement réduit leurs programmes d’investissement.
De cette façon, d’un côté, la crise entraîne une baisse de la consommation du pétrole, son prix tombe, ce qui provoque inévitablement le gel de la mise en valeur des gisements les plus difficiles (et à la fois les plus riches). D’un autre côté, les réserves des champs pétroliers traditionnels s’épuisent. Ainsi, quand la crise passera et la demande du pétrole redeviendra grande, il n’y aura plus où en prendre. Le thème est repris par l’expert de la compagnie pétrolière russe LUKOIL Guennadi Krassovski.
Le niveau actuel des prix ne couvre pas les investissements dans de nouveaux gisements. Il convient, toutefois, de noter que les nouvelles réserves se trouvent dans des régions difficiles, demandant des investissements autrement plus importants. La situation est à peu près la même en Russie. Nous pouvons trouver de nouveaux gisements soit en Sibérie Orientale, soit dans des régions arctiques, ou encore sur le plateau continental. Et dans quelques ans, avec la reprise de la croissance économique dans le monde et, en conséquence, de la demande des hydrocarbures nous pourrons parfaitement nous heurter à un déficit du pétrole. Tout cela conduira à ce que la situation présente réunira des prémisses à une hausse brusque des hydrocarbures dans 3 — 5 ans.
L’Agence Energétique Internationale prévient, de même, qu’un scénario de crise pétrolière en 2013 est tout à fait réel. C’est ce qu’a déclaré son chef Nobuo Tanaka. Un déficit du pétrole sera possible lorsque la reprise économique mondiale entrainera une croissance de sa demande. Le principal est d’éviter que ce déficit soit extrêmement aigu, et l’enchérissement du pétrole – excessivement rapide.
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