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Revue de la presse russe du 23 mars

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MOSCOU, RIA Novosti

Nezavissimaïa gazeta

La Transnistrie s'apprête à intégrer la Russie

Les récentes négociations entre les leaders russe, moldave et transnistrien à Moscou ont abouti à une déclaration tripartite sur le règlement du conflit, lit-on lundi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

De nombreux experts ont donc conclu que la Russie achevait sa mission de paix au Dniestr en passant le relais à l'OSCE. Le président de la république non reconnue Igor Smirnov s'est pourtant opposé à ce point de vue en affirmant à Nezavissimaïa gazeta que la Russie ne quitterait pas la région: mieux que cela, la région s'intégrerait à la Russie.

Aujourd'hui, les relations entre la Russie et la Transnistrie traversent une période de renaissance, indique M. Smirnov. Moscou garantit en fait la viabilité politique et économique de la région, où un tiers des adultes sont citoyens russes. Le président Medvedev a chargé le gouvernement d'examiner la possibilité d'octroyer à la république un crédit de 200 millions de dollars afin de garantir le travail des entreprises industrielles qui ne fonctionnent pas à plein à cause du blocus de la région et des conséquences de la crise économique. Dans un avenir très proche, la question de la Transnistrie fera également l'objet de la réunion du Conseil de sécurité de Russie.

Tiraspol ne discute pas avec le Chisinau des moyens de réunir les deux bords du Dniestr, mais des possibilités de normaliser les relations entres les deux Etats voisins, souligne M. Smirnov. "Nous serons la région transnistrienne de la Russie", a-t-il déclaré au journal. L'attitude des dirigeants russes envers la Transnistrie est, selon lui, "très favorable", "meilleure sous Medvedev que sous Poutine".

La rive gauche du Dniestr compte également sur un changement des relations entre Moscou et Washington. "Un des documents américains rédigés sous Obama a qualifié la Transnistrie de zone d'influence de la Russie", a fait remarquer Igor Smirnov. "Autrement dit, les Etats-Unis reconnaissent le droit de la Russie de suivre de près ce qui se passe dans les anciennes républiques soviétiques".

"J'ai des raisons à penser que le scénario russe n'y sera pas sans importance. Medvedev a fait très clairement comprendre avec l'exemple de Saakachvili que quiconque interviendra sera repoussé", a-t-il ajouté d'un air significatif.

Kommersant

Démission de Ferenc Gyurcsany: Gazprom perd un allié de poids en Europe

L'annonce de la démission du premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany constitue une désagréable surprise pour Moscou, qui perd un des plus ardents partisans du projet de gazoduc South Stream au sein de la classe politique européenne, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

Le fléchissement du soutien politique au projet de Gazprom en UE et les difficultés financières du monopole russe pourraient freiner considérablement la réalisation de South Stream.

"Un des objectifs politiques de South Stream est de faire échouer les plans de l'Union européenne visant à construire Nabucco", rappelle Mikhaïl Kroutikhine, partenaire et analyste de l'agence RusEnergy. "Blue Stream a été construit par Gazprom pour des raisons similaires, afin de neutraliser le fonctionnement du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum. Pourtant, le tube d'Erzurum a bien été construit, et Blue Stream souffre en fin de compte d'un remplissage insuffisant".

La préparation de South Stream a déjà coûté plusieurs milliards de dollars au géant gazier russe. Les experts sont pourtant sceptiques sur les retombées économiques du gazoduc censé contourner l'Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie. "La production de gaz en Russie n'est pas en hausse, mais en baisse. Les nouvelles conduites sont destinées non à transporter un nouveau gaz mythique, mais à décharger les gazoducs existants", souligne M. Kroutikhine. "Il serait probablement beaucoup plus avantageux pour la Russie de se mettre d'accord avec les pays de transit existants, même au prix de concessions considérables, au lieu de les remplacer par l'Allemagne et la Bulgarie".

L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder s'était en son temps activement impliqué dans un autre projet de Gazprom, Nord Stream, malgré l'opposition de ses collègues au sein de l'UE. Il a obtenu après avoir quitté le pouvoir un poste bien payé chez Gazprom. Il est donc bien probable que Ferenc Gyurcsany reçoive une nomination similaire, d'autant plus que le siège de PDG de South Stream AG, enregistré le 18 janvier 2008 par Gazprom et l'italien ENI dans le canton suisse de Zoug, reste toujours vacant. Le PDG de Gazprom Alexeï Miller a offert en avril 2008 ce poste à Romano Prodi, qui avait perdu le portefeuille de premier ministre italien à l'issue des élections anticipées, mais ce dernier a modestement décliné la proposition. M. Gyurcsany pourrait être beaucoup plus accommodant.

Vedomosti

Renault s'oppose à l'émission supplémentaire d'actions d'AvtoVAZ

Renault pourrait empêcher le gouvernement russe d'octroyer de l'argent à AvtoVAZ à l'aide d'une émission supplémentaire d'actions, lit-on lundi dans le quotidien Vedomosti.

La compagnie française n'a ni l'argent, ni l'envie d'accepter la diminution de sa part du plus grand constructeur russe de voitures.

AvtoVAZ compte sur une aide gouvernementale de 26 milliards de roubles (778 millions USD), mais les garanties de l'Etat à hauteur de 10 milliards de roubles (299 millions USD) ne lui suffisent manifestement pas. Le gouvernement examine donc dans le cadre de l'aide au constructeur, une possibilité de l'émission supplémentaire d'actions d'AvtoVAZ, ce qui pourrait exiger une hausse de la capitalisation de Rostekhnologuiï (25% plus une action d'AvtoVAZ). Le premier vice-premier ministre Igor Chouvalov a indiqué que tous les actionnaires, notamment Renault, auraient la possibilité de verser de l'argent au cours de l'émission.

Un tel mécanisme n'arrange pas les responsables de Renault. "Cette idée est très bonne en théorie, mais nous ne pouvons pas en tant qu'actionnaire saluer un délayage de notre part d'AvtoVAZ", a déclaré vendredi le directeur général de Renault en Russie Christian Estève. Bien que le constructeur français soutienne, selon lui, l'aide de l'Etat à AvtoVAZ, la question de l'émission supplémentaire "doit être examinée soigneusement et en détail". Renault, n'a en effet envisagé, selon M. Estève, aucune injection financière directe dans AvtoVAZ.

Possédant une minorité de blocage, Renault pourrait tout simplement empêcher l'émission supplémentaire. Le porte-parole de Rostekhnologuiï s'est abstenu de tout commentaire. Un représentant d'AvtoVAZ a fait remarquer que l'émission supplémentaire ne constituait qu'une des nombreuses variantes d'aide discutées par le gouvernement. M. Chouvalov a estimé qu'en cas d'échec du projet de l'émission, le gouvernement trouverait d'autres moyens de faire en sorte que les dettes d'AvtoVAZ puissent être acquittées".

Renault a acheté l'année dernière la minorité de blocage d'AvtoVAZ pour 1 milliard de dollars. Aujourd'hui, la capitalisation de l'entreprise se chiffre à 285 millions de dollars. Le fait de détenir une part d'AvtoVAZ a apporté à Renault 117 milliards d'euros de pertes en 2008, causées principalement par la surestimation de la valeur des actions. Pourtant, Renault a reçu grâce à AvtoVAZ une part du marché russe, c'est pourquoi les autorités pourraient persuader le constructeur français de consentir à l'émission, indique l'analyste de VTB kapital Elena Sakhnova. Une bonne issue pourrait être une émission des actions privilégiées, mais leur part à AvtoVAZ atteint déjà 25% et la loi interdit de l'augmenter davantage. Il existe également, selon Mme Sakhnova, une autre variante: Renault pourrait acquitter l'émission avec de l'équipement ou des technologies.

Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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