SERGUEI LAVROV NE CROIT PAS AUX CONVERSATIONS SUR « LA DEUXIEME CLE » AUX SITES DE DEFENSE ANTIMISSILE DES ETATS UNIS EN EUROPE

Moscou considère les conversations sur l’octroi à la Russie de « la deuxième clé » aux sites de défense antimissile des Etats-Unis en Pologne et en Tchéquie comme dénuées de tout fondement. Il est envisagé que les officiers russes pourront soi-disant être présents à ces sites et avoir la possibilité de bloquer les tirs de missiles. La réaction de la Russie à ces assertions a été exposée par son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov, qui répondait aux lecteurs du journal « Rossiiskaia Gazeta ».
Selon Lavrov, les mesures de « transparence et de confiance », proposées à la Russie dans les problèmes du bouclier antimissiles, ont été plutôt symboliques et ne pouvaient apaiser ses craintes. Le chef de la diplomatie a rappelé que Moscou avait proposé à Washington une alternative – établir la coopération en matière de défense antimissile, créer un système de monitoring commun du lancement des missiles, évaluer les risques et élaborer — au besoin- des mesures de réaction conjointes. Cette initiative demeure valable et Moscou attend une réponse de la nouvelle administration américaine.
Serguei Lavrov a salué le goût du travail constructif conjoint, manifesté par l’administration de Barack Obama. Le pragmatisme et le réalisme de Washington pourraient aider à ne pas rater la chance historique de coopération égalitaire avec la Russie. Le redémarrage de qualité des rapports russo-américains ne pourrait avoir lieu que si les deux parties adoptent un ordre du jour positif et prennent en compte les intérêts réciproques. Serguei Lavrov a souligné que la technologie de ce redémarrage sera payante, si elle est souhaitée par les gens qui en assurent la gestion. La partie russe a démontré à plusieurs reprises que la volonté politique ne lui faisait pas défaut.

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