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Revue de la presse russe du 24 septembre

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La modernisation entravée par le manque de spécialistes/Les Moscovites contre la construction d'une mosquée/La création de l'Union douanière pourrait entraîner l'afflux de la contrefaçon chinoise en Russie/Les militaires ukrainiens accusés de contrebande/L’industrie russe des constructions mécaniques pour le secteur atomique peut encore résoudre des tâches ardues

NOVOPOL.ru
La modernisation entravée par le manque de spécialistes

Si par la modernisation on entend, tout d'abord, la création d'une nouvelle production et les percées technologique, le pays a besoin de spécialistes qui pourraient la mettre en œuvre, écrit vendredi le portail NOVOPOL.ru. Dans son message annuel adressé à l'Assemblée fédérale (parlement russe) en 2009, Dmitri Medvedev avait présenté ses plans de modernisation en parlant de cinq axes prioritaires : le développement des équipements et des technologies médicaux et pharmaceutique; l'amélioration de l'efficacité énergétique, transition vers un modèle rationnel de consommation des ressources; l'énergie nucléaire; le développement des technologies spatiales et des télécommunications; l'élaboration des technologies stratégiques et d'information.

Compte tenu de cela, le pays a, tout d'abord, besoin de spécialistes en médecine et en industrie médicale et énergétique, en physique nucléaire, de cosmonautes et de spécialistes en technologies spatiales, d'informaticiens et de physiciens-ingénieurs en électronique. Dans le cadre de cette logique, l'État devait augmenter en priorité le nombre d’étudiants subventionnés par l'État dans les domaines ci-dessus, et élargir la formation des spécialistes en analyse des conséquences politiques, sociales et écologiques des décisions pratiques, technologiques et industrielles.

Par ailleurs, il était nécessaire de maintenir au moins la formation budgétaire pour les spécialités d'enseignement, à long terme et non-industrielles destinées à la préservation et à la production culturelle, à savoir les philologues, les spécialistes en art, les enseignants qualifiés etc. Pour assurer leur formation il est nécessaire d'augmenter le salaire des enseignants au moins jusqu'au niveau soviétique afin de rendre le travail dans l'enseignement supérieur attrayant et statutaire.

Mais pour des raisons inconnues, une autre logique a été annoncée concernant les problèmes de l'éducation au Conseil d'État. En raison d'une surabondance de spécialistes formés par des écoles supérieures, il faut mettre l'accent sur le développement de l'enseignement secondaire spécialisé, dans les lycées professionnels et techniques, rebaptisés en collèges suite aux réformes postsoviétiques.

On pourrait admettre le manque d'ouvriers, d'agents de maîtrise, de techniciens et d'autres spécialistes qualifiés en Russie. Cela devient un véritable obstacle au développement de l'industrie moderne en tant que telle. Mais on manque également d'ingénieurs, de technologues, de concepteurs.

Pour cette raison, en admettant l'excès de spécialistes diplômés, il convient également d'admettre que le pays n'a aucun besoin de spécialistes dans le domaine des technologies d'innovation, spatiales, médicales et nucléaires car il en existe suffisamment.

Si c’est cette optique qui devait prévaloir à l’égard de la modernisation et des innovations, la Russie serait à plaindre.

 
GAZETA.ru
Les Moscovites contre la construction d'une mosquée

Les résidents de Moscou ont adressé à la préfecture un recours contre la construction d'une mosquée. Les fonctionnaires ont déclaré ne pas encore avoir reçu la pétition signée par plus de 1 800 personnes mais ont affirmé qu'aucune mosquée ne serait construite avant les audiences publiques, écrit vendredi le portail GAZETA.ru.

Selon Mikhaïl Boutrimov, le leader du mouvement ‘’ Ma Cour ‘’ (le mouvement qui a organisé la pétition contre la construction d'une mosquée), les 195 pages de la pétition recueillent 1 834 signatures. Le recours stipule que les riverains protestent contre la construction d'une mosquée. ‘’ Mais il n'y a aucune xénophobie ou hostilité à l'égard des musulmans ‘’, a déclaré Boutrimov.

En 2006, la préfecture avait reçu la requête de construire une église orthodoxe sur un terrain vague. Mais la demande avait été refusée. Comme l'a fait remarquer Boutrimov, en raison d'un grand nombre de réseaux techniques divers et de gazoducs entre le boulevard Voljsky et la rue Saratovskaïa. ‘’ Il m'est difficile de prédire le comportement des résidents si on avait décidé d'y construire une église orthodoxe. Nous avons été contactés après la décision prise concernant la construction d'une mosquée. Je tiens pourtant à préciser que pour la construction d'une chapelle un territoire de 50 mètres carrés avait été prévu, or 0,4 hectares ont été prévus pour la mosquée. Ces décisions donnent lieu à un certain degré de mécontentement et d'aversion ‘’, a également fait remarquer Boutrimov.

Anton Paleïev, le président de la Commission pour les associations publiques et les organisations religieuses, a déclaré que la communauté orthodoxe s'était effectivement adressée à la préfecture concernant la construction d'une chapelle, et leur requête a été rejetée. En ce qui concerne la construction d'une mosquée ou d'un autre lieu de culte, selon Paleïev, depuis 300 ans en Russie on doit respecter deux règles. Premièrement, une telle construction doit être coordonnée avec l'organisation religieuse locale. Deuxièmement, la construction d'un lieu de culte doit recevoir l'approbation de la population locale.

‘’ Les initiateurs de la construction doivent organiser une audience publique, estime Paleïev. Il est nécessaire de travailler avec les résidents, mais il est interdit d'insister et de construire contre leur gré s'ils protestent ‘’.

L'archiprêtre Vsevolod Tchapline, le chef du département synodal pour l'interaction entre l'église et la société, a déclaré que l'expérience de la construction des églises orthodoxes dans les pays islamiques et bouddhistes montre que les situations de conflit peuvent être facilement évitées en tombant d'accord sur le lieu de la construction, la taille du temple et ses particularités architecturales avec tous les intervenants, y compris les riverains.


 
Vedomosti
La création de l'Union douanière pourrait entraîner l'afflux de la contrefaçon chinoise en Russie

Les experts du Haut collège d'économie ont évalué, à la demande de l'Association RusBrand, le volume de la contrefaçon sur le marché russe et la menace que peut représenter la création de l'Union douanière pour les producteurs légaux, écrit vendredi le quotidien Vedomosti.

Un sondage a été réalisé en mai-juin 2010 parmi les représentants des compagnies faisant partie de l'association ainsi que parmi les représentants des forces de l’ordre, des organismes d’Etat et des juristes chargés de protéger la propriété intellectuelle.

L'année dernière, les experts avaient évalué la proportion de la contrefaçon dans le chiffre d'affaires du commerce de détail à 6% et le coût des produits contrefaits, à 910 milliards de roubles (environ 22 milliards d'euros). Cela représente 24% de la vente de neuf groupes de produits examinés: l'alcool, les vêtements et les chaussures, les produits cosmétiques, etc. L'alcool, les vêtements et les chaussures sont le plus souvent contrefaits: plus de 30% des articles de ces catégories sont fabriqués illégalement. On contrefait également des labels peu coûteux et répandus du thé, du café, des produits chimiques ménagers, affirme un représentant d'une compagnie titulaire des droits qui a participé au sondage. Des produits haut de gamme sont le plus souvent imités: dans ce cas, le produit contrefait imite certains éléments du label de la firme, alors que les produits fabriqués en série sont ordinairement falsifié purement et simplement.

La proportion de la contrefaçon pourrait augmenter considérablement dans les années à venir à cause de la création de l'Union douanière de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan, estiment les sondés. Ce qui préoccupe surtout, c'est la levée du contrôle à la frontière du Kazakhstan prévue pour le 1er juillet 2011, après quoi la Russie risque d'être inondée de produits contrefaits chinois qui parviennent au Kazakhstan principalement par la frontière avec le Kirghizstan qui est mal protégée. En ce moment, les produits d'importation illégale restent principalement sur le marché kazakh.

" Les produits contrefaits arrivés au Kazakhstan passeront librement en Russie ", s'inquiète Araï Balayan, chef du groupe de sécurité de la société Unilever en Russie et dans la CEI (Communauté des Etats indépendants). " Nous veillons à la situation à la frontière sino-kazakhe et essayons d'évaluer les risques ", reconnaît Ioulia Mayorova, représentante de P&G. Il est difficile de prévoir l'ampleur de l'augmentation des contrefaits sur le marché russe, il faut analyser chaque groupe de produits, explique Alexeï Popovitchev, le directeur exécutif de RusBrand, mais, puisque les acheteurs cherchent des produits moins chers, la contrefaçon jouira probablement de la demande et créera une menace réelle pour les compagnies-titulaires des droits.

La frontière extérieure du Kazakhstan est contrôlée d'une façon très insuffisante, les douaniers locaux sont habitués à laisser passer la plupart des cargaisons au régime de transit, il est peu probable qu'ils puissent les contrôler comme il se doit, estime également un fonctionnaire du Service fédéral douanier de Russie. Par conséquent, nous risquons d'avoir affaire à une brusque augmentation de la contrefaçon provenant des partenaires commerciaux du Kazakhstan: pour l'essentiel, l'Inde et la Chine.


 
Rossiïskaïa gazeta
Les militaires ukrainiens accusés de contrebande

L'armée ukrainienne est impliquée dans un grand scandale qui a déjà eu une résonance internationale. Le commandement du contingent de paix ukrainien au Kosovo s'est livré, durant quelques années, à une contrebande de carburant et à la falsification de documents officiels de la Force multinationale de l'ONU au Kosovo (KFOR), écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

L'information a explosé lorsque presque tous les médias albanais et kosovars ont annoncé, en se référant au commandement de la Force multinationale, que des soldats de la paix s'étaient livrés à la contrebande de carburant, à la fraude fiscale et qu'ils avaient abusé des facilités économiques et douanières accordées aux forces de l'ONU.

En même temps, la Mission ‘’ Etat de droit ‘’ menée par l'Union européenne au Kosovo (EULEX) a officiellement confirmé que des perquisitions avaient déjà été effectuées dans plusieurs firmes sur le territoire du Kosovo soupçonnées d'avoir collaboré avec les contrebandiers et que cinq Albanais kosovars impliqués avaient été arrêtés. Ni le commandement de la KFOR, ni les représentants de l'EULEX n'avaient précisé le pays auquel appartenaient les soldats de la paix impliqués. Mais tous les médias balkaniques ont cité le lendemain, en se référant à leurs propres sources, les contingents ukrainien et français. Les Ukrainiens ont été qualifiés d'auteurs principaux de l'escroquerie.

Selon l'information de la presse, les soldats de la paix ukrainiens (on en compte un peu plus d'une centaine au Kosovo) achetaient du carburant bon marché en Bulgarie et le faisait passer via la douane du Kosovo pour le revendre ensuite à leurs complices.

Les marchandises destinées à la KFOR ne sont pas imposables: il suffit d'écrire une demande sur un formulaire officiel pour que la marchandise passe sans contrôle douanier. La falsification de ces demandes faisait partie du " business " des soldats de la paix ukrainiens qui les vendaient à 2 000 euros chacune. Enfin, les formulaires et les cachets de la KFOR permettaient aux Ukrainiens d'acheter du carburant bon marché également au Kosovo, dans la base militaire française. Il est à signaler que les Français fermaient depuis longtemps les yeux sur une particularité étrange de ces militaires ukrainiens qui avaient besoin de presqu’autant de carburant que le reste du contingent. En revanche, cela avait retenu l'attention de la douane du Kosovo qui en avait informé le commandement de la KFOR.

L'enquête dispose d'informations sur une centaine d'épisodes criminels. Le profit des militaires ukrainiens a constitué, selon différentes estimations, entre 1,5 million et quelques dizaines de millions d'euros.

Kiev n'est pas pressé de commenter ce fait. Le ministère de la Défense affirme que la lettre du commandement de la KFOR n'est pas restée sans attention et que les enquêteurs militaires ont accompli leur travail.


 
Expert
L’industrie russe des constructions mécaniques pour le secteur atomique peut encore résoudre des tâches ardues

La semaine dernière, les usines Ijorsky ont terminé le montage dit de contrôle du premier boîtier du réacteur VVER-1200. Cela signifie que le réacteur pourra être expédié au client après des manipulations minimes, écrit vendredi 24 septembre le portail Expert.

Cette nouvelle se serait inévitablement retrouvée à la une des journaux nationaux à l’époque soviétique. Elle est encore plus significative à notre époque parce que c'est le premier réacteur aussi puissant (1 150 MW) fabriqué en Russie et surtout le premier boîtier du réacteur produit pour le marché russe depuis la fin des années 1980. Le fait est que sur près de 60 réacteurs à eau pressurisée (REP) fabriqués par les usines Ijorsky, 15 seulement fonctionnent en Russie. Certains d’entre eux ont été retirés de l’exploitation parce qu’obsolètes mais de nombreux réacteurs sont toujours utilisés à l’étranger.

Les usines elles mêmes se préparent à fêter une date importante : il y a 25 ans, elles ont expédié le dernier réacteur VVER-1000 à une centrale nucléaire située en Russie. C’était le 3ème bloc d’énergie de la centrale Balakovsky mis en exploitation fin 1988. Il y a près de 20 ans, cette même centrale a également reçu le dernier réacteur soviétique fabriqué pour la Russie par l’usine Atommach de Volgodonsk. A la fin des années 1980 et au début des années 1990, les usines Ijorsky et Atommach ont encore expédié un certain nombre de réacteurs destinées aux centrales nucléaires ukrainiennes. Ensuite, après l’accident de Tchernobyl suivi d’un refus général de construire des centrales nucléaires, l’expédition de nouveaux réacteurs a cessé. L’usine Atommach, le fleuron de l’industrie soviétique, a été privatisée et pillée. Les usines Ijorsky auraient sûrement subi le même sort si les circonstances politiques n’avaient pas obligé l’Irak suivi par la Chine et l’Inde de commander successivement cinq réacteurs. Ce sont ces commandes qui ont sauvé l’industrie russe des constructions mécaniques pour le secteur atomique de l’anéantissement total.

En octobre 2006, un programme fédéral spécial a été adopté, intitulé Le Développement du complexe de l’industrie énergétique de Russie, pour la période de 2007 à 2010 et jusqu’en 2015. Le programme prévoyait une renaissance nucléaire qui devait débuter par la construction de 10 blocs d’énergie nucléaires au cours des 9 années suivantes.

Et voilà qu’un réacteur entièrement neuf vient d’apparaître dans le cadre du contrat de fabrication signé en 2007. Le projet VVER-1200 est le résultat de l’évolution de la gamme soviétique des REP. Et le terme d’évolution mérite, en l’occurrence, un grand respect. C’est que, par rapport au début des années 1960, époque de l’apparition des premiers REP, leur puissance a presque sextuplé en passant de 210 à 1 150 MW alors que le diamètre du boîtier n’a guère changé. En plus, la durée de vie d’un bloc d’énergie est passée de 50 à 60 ans ce qui avait nécessité la mise au point de matériaux particulièrement résistants à la radiation.


Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

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