Faillite économique : qui est menacé ?

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L’économie russe est l’une des plus stables en Europe. C’est la conclusion que tirent les analystes des Etats-Unis, évaluant la probabilité d’un défaut de paiement dans tous les pays. Plusieurs pays européens font face à des grandes difficultés économiques.

L’économie russe est l’une des plus stables en Europe. C’est la conclusion que tirent les analystes des Etats-Unis, évaluant la probabilité d’un défaut de paiement dans tous les pays. Plusieurs pays européens font face à des grandes difficultés économiques.

L’édition américaine Business Insider a publié la liste des pays qui risquent d’être en faillite d’ici cinq ans. La Grèce en tête. Le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Ukraine et la Croatie figurent parmi les dix premiers pays candidats. La Russie vient en 21e position. « Le principal critère d’évaluation de la situation économique a pour référence les produits dérivés financiers Credit Defaut Swap (CDS), c’est-à-dire les couvertures de défaillance, qui représentent une sorte de contrat d’assurance contre les risques au niveau global »,  expliqué l’analyste en chef de la société de gestion  Capital, Fedor Naoumov.

C’est comme un contrat d’assurance pour les voitures. L’un des cocontractants, propriétaire de la voiture, ne veut pas avoir d’accident de la route et assumer des frais qui en seront liés. L’autre, la compagnie d’assurance, lui achète ce risque contre une prime. Pour les contrats de CDS, c’est pareil. Il y a des sociétés ou des pays qui s’assurent contre les risques d’un défaut de paiement et versent des primes à cet effet.

Les analystes expliquent que les banques revendent souvent les unes aux autres  ces contrats de protection financière conclus par des pays. La maturité de la transaction est, d’habitude, de 5 ans. Le contrat de CDS définit le montant de la prime à verser par l’acheteur de la protection. Le schéma est simple : la banque A achète à la banque B les dettes de la Grèce pour une somme de 10 millions de dollars. Les produits dérivés financiers pour ce pays représentent 1335 points. On obtient que, durant 5 ans l’acheteur (banque A) va payer des primes annuelles au vendeur (banque B) plus de 13%  du montant de la transaction, soit environ 1,5 millions de dollars. A titre de comparaison, pour la Russie cet indicateur est égal à 137 points (1,3%). Cela signifie que lors de la revente de sa dette pour 10 millions de dollars  la prime à verser représenteront seulement 137 000 dollars.

« Les experts suivent avec attention l’indicateur de CDS parce qu’il reflète exactement la capacité d’endettement des pays », explique Fedor Naoumov.

Pendant la crise, nous avions l’indicateur de CDS semblable à celui de la Grèce actuellement. Dans les années de crise 2007-2009, on redoutait en Russie une faillite pas moins qu’à présent en Grèce. Mais depuis le baril du pétrole est passé de 35 dollars à 100 dollars et même plus, comme il y a quelques semaines. Nous n’avons pratiquement pas de déficit de budget ; le PIB croit au rythme de 4%-5 %, alors qu’en Grèce il n’y a pas de croissance. Nos dettes intérieure et extérieure sont très faibles. En Grèce, elle dépasse 100 % du PIB, en Russie elle est d’environ 10 %.

En même temps, les analystes de Business Insider ont fait preuve de prudence et n’ont pas porté sur leur liste les Etats-Unis. C’est seulement une tentative de garder la stabilité des marchés, qui réagissent de façon négative à toute annonce des problèmes de l’économie américaine.

 

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