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Rousal a perdu l’usine Alscon au Nigeria

Rousal a perdu l’usine Alscon au Nigeria
Rousal a perdu l’usine Alscon au Nigeria - Sputnik France
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Le ministère russe des AE a exigé que les autorités nigérianes préviennent le préjudice aux rapports entre nos pays. Cette déclaration a suivi le verdict définitif sur l’annulation de la vente de l’usine d’aluminium à la compagnie russe Rousal prononcé le 10 juillet par la Cour suprême du Nigeria.

La transaction date de 2007. Le Groupe BFI n’ayant pas réussi à participer au concours s’est montré tout de suite mécontent. Rousal s’est engagé il y a cinq ans à rembourser au Bureau d’entreprises publiques nigérianes quelque 250 millions de dollars pour 77,5 % des actions et à investir près de 150 millions de dollars.

Nous avons appris en décembre 2011 qu’il était possible que Rousal soit privé des actifs. La nouvelle administration nigériane a décidé d’annuler la privatisation de 12 entreprises publiques, y compris d’Alscon, sous prétexte de corruption. Les autorités du pays prétendent que Rousal ne s'est pas acquitté de ses engagements financiers n’ayant payé que 130 millions de dollars.

Les analystes interviewés par notre correspondant estiment que l’annulation de la transaction est plus avantageuse pour Rousal que le maintien des actifs. Au micro l’expert d’Investcafé Pavel Emeliantsev :

« L’usine Alscon avait une grande capacité de production : près de 120 000 tonnes d’aluminium par an soit près de 3 % de la production de Rousal en 2011. Or, l’usine chargée à 12,5 % n’a fourni en 2011 que 15 000 tonnes d’aluminium. Si elle ne fait plus partie de Rousal, il est possible que la compagnie ne soit plus rentable ».

En plus de l’aspect économique il ne faut pas sous-estimer l’intangibilité de la propriété privée, affirment les experts. Les transactions stratégiques sont révisées pour des motifs politiques et les compagnies s’avèrent privés des actifs. Les holdings internationaux se heurtent aux risques sérieux dans les pays comme le Nigeria, dit l’analyste de la banque d’investissements UBS Kirill Tchouïko :

« Cela ne se répercutera pas sur les affaires de Rousal. Or, il importe de protéger ses droits pour éviter le précédent qui pourrait provoquer une vague de décisions similaires des gouvernements d’autres pays ».

Rousal a toujours dénié l’infiabilité de la transaction. Qui plus est, la compagnie russe a déclaré que les autorités nigérianes n’avaient pas respecté leurs engagements d’aménager l’infrastructure et de livrer le gaz naturel à l’usine. D’après les pronostics des analystes, les résultats du règlement du litige dépendront des conditions de l’annulation de la transaction. /L

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