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Gazprom-Naftogaz : à litige économique, solution économique

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Gazprom-Naftogaz : à litige économique, solution économique - Sputnik France
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Le Kremlin ne considère pas le contentieux entre le russe Gazprom et l’ukrainien Naftogaz comme le commencement d’une nouvelle guerre du gaz, a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du président russe.

«

« C’est une question corporate. Gazprom est le vendeur, Naftogaz est l’acheteur. Et le Kremlin n’a rien à commenter », a noté M. Peskov. Les experts, interrogés par La Voix de la Russie partagent cette prise de position. Les compagnies cherchent à ordonner les rapports de partenariat, et doivent donc résoudre elles-mêmes leurs problèmes, en partant des contrats signés et sans faire appel aux hommes politiques.

En 2012, sur les 52 milliards annuels de mètres cubes devant être livrés en vertu du contrat take-or-pay, Naftogaz a refusé d’acheter 16 milliards de mètres cubes de gaz, et le géant russe réclame 7 milliards de dollars à la compagnie ukrainienne. L’Ukraine dit à son tour avoir le droit, aux termes du contrat, de réduire sans être pénalisée les quantités de gaz naturel russe consommé. Probablement, il appartiendra à une cour d’arbitrage de trancher ce différend.

« Selon le contrat, Naftogaz avait la possibilité d’apporter certains correctifs aux quantités de gaz acheté. Ce que la partie ukrainienne dit avoir fait. Et là commencent les problèmes - l’ont-ils réellement fait ou non. Et Gazprom reconnaît-il la validité ces correctifs, puisqu’ils devaient initialement être concertés avec lui », explique l’expert indépendant Dmitri Lutiaguine.

Devant une instance d’arbitrage européenne la compagnie russe a plus de chances de gagner. Du moins, pour les Européens Gazprom est un consortium responsable, qui a mis en service le gazoduc Nord Stream et lance la construction de South Stream. Tandis que Naftogaz a une réputation sulfureuse. On pourrait lui rappeler l’hiver 2008-2009, lorsqu’il a pris en otages les consommateurs européens et bloquait le transit du gaz naturel russe vers l’Europe via l’Ukraine. Il est possible en conséquence que Naftogaz accepte de payer au consortium Gazprom la somme réclamée, estime Dmitri Lutiaguine.

Les rapports entre Gazprom et Naftogaz ont qualitativement changé au cours des dernières années, en devenant progressivement des rapports de partenaires.

L’Ukraine cherche depuis longtemps la possibilité de réduire la consommation de gaz russe. Mais en parlant économie, suivant les prévisions les plus optimistes, d’ici 2025 l’Ukraine ne pourra extraire elle-même que quelque 10 milliards de mètres cubes de gaz, alors qu’elle en consomme 3-4 fois plus. T

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