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Snowden défend l’indépendance de l’Equateur

© © Collage : La Voix de la Russie / Photo : EPASnowden défend l’indépendance de l’Equateur
Snowden défend l’indépendance de l’Equateur - Sputnik France
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L’Équateur refuse de négocier avec les États-Unis le sort d’Edward Snowden. Le révélateur des secrets des services de renseignement américains peut dormir tranquille parce que son cas est actuellement examiné par Moscou et Quito, - a déclaré le ministre équatorien des AE Ricardo Patiño.

Et bien que la décision de lui octroyer le droit d’asile ne soit pas encore prise, l’ex-employé de la CIA devient progressivement le défenseur de la souveraineté équatorienne.

Le gouvernement équatorien a assuré tous les potentiels demandeurs d’asile que les droits de l’homme ne pouvaient pas faire l’objet de marchandages ou de pressions politiques. Cette déclaration a été faite par l’ambassade de l’Équateur à Washington pour que le message soit sûrement entendu aux États-Unis. Ayant auparavant renoncé aux préférences dans le commerce avec les États-Unis, Quito a fait comprendre que le thème de Snowden était clos.

Les exonérations douanières pour les produits équatoriens doivent s’interpréter comme la reconnaissance des États-Unis pour la contribution de l’ Équateur à la répression du trafic de drogues et parce que le pays a remplacé la culture de coca par celle de bananes, de broccoli et de fleurs. Ce régime était maintenu depuis les années 1990 mais progressivement ce que les États-Unis appellent la lutte contre le trafic de drogues a pris pour l’Équateur la dimension de lutte pour l’indépendance, - a raconté dans l’interview à notre radio le directeur du Comité pour la sécurité alimentaire et le développement agricole Miguel Carvajal.

« Les États-Unis instrumentalisaient les préférences tarifaires comme moyen de chantage et de pression politique. L’Équateur est un pays souverain et non pas une colonie. Il n’est pas l’arrière-cour de qui que ce soit, pas plus que le reste d’Amérique Latine. Les préférences douanières permettent à certains produits d’être plus compétitifs et s’exporter vers les États-Unis exonérés de droits de douane. Nous pensons que grâce à leur qualité, les produits équatoriens n’ont nullement besoin de ces préférences mais c’est en grande partie pour cela que nous sommes présents sur le marché nord-américain ».

Néanmoins, ce sont les États-Unis qui drainent près de la moitié des exportations équatoriennes. Quito est actuellement en négociations avec l’UE concernant les préférences commerciales et il y a encore la Chine qui occupe depuis longtemps le premier rang dans les échanges commerciaux avec les pays d’Amérique Latine.

Quito estime que ce qui compte le plus dans « l’affaire Snowden » ce n’est pas la décision qui sera prise par l’Équateur mais les arguments qu’ « avanceront les États-Unis pour justifier la cybersurveillance globale ».

Les États-Unis qui ont l’habitude de mener les négociations en utilisant tous les leviers de pression semblent avoir pour une fois surestimé leurs possibilités. Le fait qu’un petit pays latino-américain refuse ouvertement d’obtempérer à leurs injonctions montre clairement que leur influence dans le monde contemporain a ses limites. Certains analystes pensent même que le scandale de la cybersurveillance avec Edward Snowden en vedette et la position adoptée par Quito, peuvent s’interpréter comme les premiers signes du déclin de la puissance américaine. Pourtant, la Maison Blanche n’a pas encore pris toute la mesure de ce qui se passe dans le monde .

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