L’industrie russe défend ses droits à l'OMC

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La Russie défend sa position sur les marchés extérieurs. On recense pas moins de 79 mesures discriminatoires à l’encontre des exportations russes depuis 2013, date de l’adhésion russe à l’OMC. Ces donnés ont été étudiées lors de la réunion entre l'Union russe des industriels et des entrepreneurs.

Comme le montre la première expérience russe à l’OMC, l’adhésion n’a pas garanti la levée de toutes les mesures bloquant les exportations russes. En tentant de promouvoir ses producteurs nationaux, la plupart des pays adhérents n’agissent pas conformément aux règles. L’UE est en tête au niveau des mesures protectionnistes, suivie de près par les Etats-Unis, l’Inde et la Chine, souligne Vladimir Salamatov, PGD du Centre du commerce international.

« Tout d’abord, ces mesures visent principalement l’industrie chimique, la métallurgie, la tuyauterie et d’autres secteurs. Le réexamen des corrections énergétiques employées par l’UE à l’égard de la majorité de nos produits permettra d'annuler la majeure partie de ces 79 mesures. Reste maintenant à soulever des questions, contribuer aux enquêtes, préparer un dossier – voilà les tâches principales afin de pérenniser notre business. Dans cette dynamique, le rôle du gouvernement est de prendre des mesures juridiques dans l’arène de l’OMC. »

D’abord, il faut élaborer un règlement spécial pour la coopération entre l’Etat et le business sur les questions de l’OMC, proposent les entrepreneurs. Ce document permettra de réagir plus rapidement aux tentatives qui viseraient à discriminer les produits russes à l’étranger.

En ce qui concerne le marché national, les prévisions pessimistes ne se sont pas réalisées. Les importations n’ont augmenté que de 3% depuis 2013. Cela signifie qu’il n’y a pas eu de forte hausse des importations étrangères sur le marché russe après l’adhésion du pays à l’OMC. Les conséquences les plus importantes n’ont touché que quelques secteurs.

Certains secteurs industriels ont besoin de soutien. En l’occurrence, il s’agit de la métallurgie, de l’industrie des constructions mécaniques agricoles et de l’agriculture. Actuellement, le pays soutient les secteurs les plus en nécessité en remboursant une partie des intérêts. En ce qui concerne la machinerie, les taxes sur la production peuvent augmenter et atteindre leur niveau maximal. Etablies quand la Russie était adhérente à l’OMC, ces taxes touchent principalement les territoires de l’Union douanière. Il faut également réglementer la qualité des produits importés, avancent les experts. Cette mesure visera à éviter les produits contrefaits tout en favorisant la demande de produits russes de bonne qualité sur le marché national.    /N

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