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Syrie: la Russie a sauvé les USA d'une "catastrophe" (ex-officier de la CIA)

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La Russie a sauvé les Etats-Unis d'une "catastrophe politique" en Syrie, a déclaré jeudi à RIA Novosti Robert Baer, ex-officier de la CIA.

La Russie a sauvé les Etats-Unis d'une "catastrophe politique" en Syrie, a déclaré jeudi à RIA Novosti Robert Baer, ex-officier de la CIA.

"Je pense que la Russie nous a sauvés en Syrie. Si nous avions transmis des missiles sol-air à l'opposition syrienne, ils auraient été volés par les djihadistes de l'EIIL [Etat islamique en Irak et au Levant, ndlr]. Ces derniers abattraient actuellement des avions civils, et ce serait une tout autre histoire", a indiqué l'ancien officier du renseignement américain.

Il a également constaté le succès du transfert d'armes chimiques hors des frontières syriennes.

"Il était très difficile de s'entendre avec la Syrie. La destruction des armes chimiques stockées dans ce pays est une victoire commune de la Russie et des Etats-Unis. Cela n'a pas stoppé la guerre, mais a sauvé les Etats-Unis d'une nouvelle catastrophe sur la scène internationale", a affirmé M.Baer.

Selon lui, le fait que la Russie a aidé les Américains en Syrie ne signifie pas que Washington se mettra à l'écart du conflit en Ukraine. Tout en reconnaissant que son pays a joué un rôle dans l'exacerbation de la crise ukrainienne, M.Baer estime que ce rôle n'est pas important.

"Les Etats-Unis ont joué un rôle, même s'il s'agit d'un rôle minime", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

M. Baer, qui a travaillé pour la CIA pendant 21 ans, y compris en Irak, au Liban et en Afrique du Nord, comprend les préoccupations de Moscou au sujet de l'influence grandissante de l'Otan dans les pays de l'ex-URSS.

Selon l'ancien officier de renseignement américain, en Occident, on n'attache pas beaucoup d'importance à l'intention de l'Otan de déployer un système de défense antimissile dans des pays de l'ex-URSS, notamment en Géorgie ou en Ukraine. Quant à la Russie, elle est persuadée que cette démarche ira à l'encontre de ses intérêts.

"La Russie ne peut tout simplement pas permettre l'apparition d'une alliance défensive près de ses frontières", a conclu M.Baer.

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