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La Chine renforce son influence en Europe

© Sputnik . Alexander Yuriev / Aller dans la banque de photosЮань
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Le yuan chinois ne fait plus référence aux cotes du dollar américain lors des échanges contre l'euro. Le 30 septembre, les échanges directs yuan-euro ont commencé en Chine et en Europe.

Le yuan chinois ne fait plus référence aux cotes du dollar américain lors des échanges contre l'euro. Le 30 septembre, les échanges directs yuan-euro ont commencé en Chine et en Europe.

Le yuan est déjà directement convertible avec les dollars américain, australien et néo-zélandais, avec le yen japonais, la livre britannique, le rouble russe et le ringgit malaisien. L'Europe occidentale est le deuxième partenaire commercial de la Chine. Pour l'Europe, la Chine est le premier partenaire en Asie. C'est la raison pour laquelle le président de l'Association des banques russes Garéguine Tossounian estime que l'euro s'est joint à cette liste avec un retard évident:

«On peut se demander pour quelle raison la conversion directe yuan-euro n'a pas commencé beaucoup plus tôt. Ces dernières années, le prestige du yuan et son influence sur le marché monétaire sont si importants qu'il doit être pris en considération dans la politique de tous les pays. Le yuan est une monnaie de poids. C'est pourquoi de nombreux pays commencent à chercher les moyens de former leurs réserves de change en yuan et de l'échanger directement et non plus en passant par l'intermédiaire d'une autre monnaie».

Pour le moment aucun communiqué n'a annoncé qu'un pays gardait ses réserves de change en yuans. Mais selon les dernières données du FMI, au premier trimestre de cette année la part de l'euro dans les réserves des Banques centrales a baissé jusqu'à 24,5 %. Le taux maximum de 28 % a été enregistré en 2009.

La conversion directe yuan-euro a commencé alors que le yuan a dépassé l'euro il y a moins d'un an et est devenu la deuxième monnaie dans les paiements internationaux. A l'heure actuelle le yuan n'est devancé que par le dollar, très largement il est vrai. Le yuan s'est placé en la deuxième position mondiale grâce à une percée financière de la Chine en Asie. Il est le plus utilisé dans les accords de compensation à Hong Kong, à Singapour, en Australie. En Europe, la Grande-Bretagne et l'Allemagne l'utilisent très activement.

L'entrée de la Chine dans la bourse des valeurs de Francfort avec les titres libellés en yuans a augmenté le poids de la monnaie chinoise. La demande des titres d'un montant de 1 milliard de yuans (environ 120 millions d'euros) a largement dépassé l'offre. Cette introduction a eu lieu en mai. Deux mois plus tôt, lors de la visite du président chinois Xi Jinping en Allemagne, la Bundesbank et la Banque populaire de Chine ont signé un accord en vertu duquel Francfort devient la deuxième plaque-tournante du yuan en Europe, la première étant Londres. La France s'apprête à se joindre à cette liste. Selon l'expert Vladislav Belov, le yuan a aidé la bourse de Francfort:

«Ayant placé les titres en yuans, la bourse de Francfort a augmenté son prestige aux yeux de ses principaux concurrents. Notamment de Londres. La Chine est depuis longtemps une puissance économique mondiale. Elle s'attache à transformer le yuan en une monnaie internationale. Il est vrai qu'à présent le montant des titres en yuans négociables en Europe est peu important. Mais les opérations avec ces titres rapportent un avantage commercial et créent une réputation dans les milieux financiers».

La conversion directe yuan-euro permettra aux milieux d'affaires chinois et européens d'abaisser les frais de conversion inévitables quand on passe par l'intermédiaire du dollar. Les règlements bancaires des transactions commerciales seront eux aussi simplifiés. A cet effet les experts n'excluent pas de nouvelles absorptions par des sociétés chinoises des entreprises européennes de marque. Cette tendance gagne en ampleur sur fond d'une crise des dettes durable en Europe. De nombreux leaders européens de la sidérurgie, de la construction automobile, de l'électronique et de l'industrie légère ne parviennent pas à soutenir la concurrence et se voient obligés de vendre leurs actifs à la Chine.

La Voix de la Russie

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