La guerre contre l’histoire, ou la perte de mémoire chez les banqueroutiers

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La guerre contre l’histoire, ou la perte de mémoire chez les banqueroutiers - Sputnik France
Tous les médias européens et mondiaux ont informé sur les manifestations en mémoire du 70ème anniversaire de la libération du camp de concentration Auschwitz-Birkenau par les soldats de l’Armée rouge qui ont eu lieu le 27 janvier à Oswiecim, non loin de Cracovie.

Près de 300 anciens détenus ayant enduré les horreurs de cette machine infernale de mort ainsi que les délégations de plus de 60 Etats d’Europe, d’Asie et d’Amérique ont pris part à la cérémonie. Les représentants de la Fédération de Russie y ont également participé. Or, il n’y avait pas de Vladimir Poutine, leader du pays ayant pris la succession de l’Etat dont les soldats ont mis en liberté les détenus du camp et fait un apport décisif à la défaite du fascisme hitlérien en Europe.

« La libération sans libérateurs », les anciens combattants de la guerre la plus terrible du XXe siècle, plusieurs politiciens et la plupart des experts ont répété cette phrase à la veille des manifestations. Il ne s’agit sans doute pas de l’antipathie des initiateurs polonais de la cérémonie envers le chef de l’Etat russe.

Ayant refusé d’une manière voilée d’accueillir le leader russe, les autorités polonaises ont démontré leur russophobie ayant pour ainsi dire exhumé les faits historiques et minimisé le rôle de l’Union soviétique dans la défaite du nazisme.

Un politicien polonais haut placé : l’historien de formation a dit avec ironie dans une interview à la radio polonaise qu’il faudrait apprécier le rôle des soldats du 1er Front ukrainien et non pas des « soldats soviétiques ». Autrement dit, c’était les Ukrainiens qui ont libéré Oswiecim. Ces propos ont suscité une vague d’indignations dans les médias et sur Internet. Les inventions de Shetina ont été qualifiées sur le portail « GermanForeignPolicy » de « fantaisies ethniques », il a été rappelé que les soldats de l’Armée rouge qui avançaient vers Kiev ont été contraints d’écraser, en outre, les unités de l’UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne) ayant combattu du côté des soldats de la Wehrmacht et des SS. Cependant, le 14 octobre, le jour de la fondation de l’UPA est proclamé en vertu du décret du président Porochenko le Jour du défenseur de la Patrie. Porochenko a, d’ailleurs, été invité personnellement aux manifestations à Oswiecim.

Le directeur de l’Institut de l’Europe Alexei Gromyko, docteur en histoire, estime la politique des leaders occidentaux hypocrite :

– Il convient de mentionner deux problèmes, dit l’expert. Premièrement, on sait très mal l’histoire. Ceux qui la savent l’ont apprise d’après les manuels pas du tout impartiaux. Deuxièmement, il est à la mode de critiquer la Russie à tort et à travers et de ne pas critiquer ceux qui falsifient ouvertement ou d’une manière dissimulée ses actes et les faits historiques. On ne saurait que regretter la tolérance aux auteurs des propos peu corrects à l’égard de notre pays et de son rôle dans l’histoire et ceci – pour rester parmi ceux qui critiquent la Russie indépendamment de l’évolution de la situation.

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