Votre inscription a été enregistrée avec succès!
Merci de cliquer sur le lien envoyé par courriel sur

Tunisie: l'auteur de l'attentat de Sousse travaillait comme animateur

© AP Photo / Abdeljalil BounharA hooded Tunisian police officer stands guard ahead of the visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium at the scene of Friday's shooting attack in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse, Tunisa, Monday, June 29, 2015
A hooded Tunisian police officer stands guard ahead of the visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium at the scene of Friday's shooting attack in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse, Tunisa, Monday, June 29, 2015 - Sputnik France
S'abonner
L'auteur de l'attentat sanglant du 26 juin contre des touristes dans un hôtel en bord de mer en Tunisie travaillait dans le tourisme, a affirmé le premier ministre Habib Essid dans une interview publiée dimanche dans le quotidien La Presse.

"Nous savons qu'il était membre d'un club de danse et qu'il connaît bien le secteur touristique pour y avoir travaillé en tant qu'animateur", a déclaré M. Essid au journal francophone.

L'évacuation des touristes du lieu de l'attentat en Tunisie - Sputnik France
Attentat en Tunisie: quelles mesures de sécurité pour les touristes?
Le jeune homme en noir armé d'une kalachnikov qu'il avait cachée dans un parasol avant d'ouvrir le feu sur des touristes, tuant 38 personnes, a été identifié par les autorités comme Seifeddine Rezgui, un étudiant en master de 23 ans originaire de Gaafour, une petite ville du gouvernorat de Siliana (nord-ouest). Il a été abattu par les forces de l'ordre après le massacre.

Les autorités ainsi que des proches avaient indiqué qu'il s'agissait en apparence d'un jeune Tunisien sans histoires, notamment amateur de breakdance.

Un habitant du quartier où vivent ses parents à Gaafour avait indiqué à un correspondant de l'AFP que Seifeddine Rezgui avait travaillé "dans le tourisme dans la région de Kantaoui", où a été perpétré l'attentat, mais il n'avait pas été possible de le confirmer d'une autre source.

Terroranschlag in Tunesien - Sputnik France
Tunisie: le président décrète l'état d'urgence
La mère du tueur de 38 personnes sur une plage en Tunisie a affirmé dimanche dans une interview au Sunday Times que son fils était également "une victime" de gens qui l'ont "drogué" et lui ont "lavé le cerveau".

"Je pense que quelqu'un a fait pression sur mon fils pour qu'il fasse ça (…) Mon fils est une victime comme toutes les autres", a affirmé, dans cette interview présentée comme la première depuis les événements, Radhia Manai, 49 ans, la mère de Seifeddine Rezgui, un étudiant en master de 23 ans identifié par les autorités tunisiennes comme l'auteur de l'attentat.

"Mon fils aimait la musique, la breakdance et le football. Ils ont dû le droguer et lui laver le cerveau pour qu'il fasse cette chose diabolique et je veux qu'on trouve ceux qui ont fait ça", a-t-elle ajouté.

A Tunisian police car patrols in front of the Riu Imperial Marhaba Hotel in Port el Kantaoui, on the outskirts of Sousse south of the capital Tunis, on June 27, 2015 - Sputnik France
Attentat en Tunisie: des responsables limogés, dont le gouverneur de Sousse
"Je ne peux pas y croire. Un jour il y avait une souris dans la maison et j'ai demandé à Seifeddine de la tuer. Il a refusé en disant « je ne peux tuer personne »", a ajouté cette mère qui pleure l'aîné de ses trois fils. Le second, âgé de 15 ans, a été tué par un éclair il y a cinq ans et le dernier, âgé de 5 ans est autiste.

"Il croyait en Dieu pas en cette merde de Daech (le groupe Etat islamique en arabe)", a ajouté son père, Hakim Rezgui, qui a accordé cette interview dans la modeste maison familiale à Gaafour, une petite ville du gouvernorat de Siliana (nord-ouest).

Attentat en Tunisie - Sputnik France
Tunisie: les djihadistes dressent la liste des sites à attaquer
Selon son père, l'étudiant qui rentrait les week-ends et pendant les vacances chez ses parents, "adorait rencontrer des touristes et rêvait de finir ses études en France".

Ils ont tous les deux rejeté les affirmations des autorités tunisiennes qu'il s'était entraîné en Libye en janvier avec les tueurs du musée du Bardo, affirmant qu'il les appelait quotidiennement. "J'aurais reconnu le numéro", a argumenté son père.

"Nous sommes les parents de ce tueur même si nous ne le reconnaissons pas", a ajouté le père, disant "se sentir tellement coupable".

Fil d’actu
0
Les plus récents d'abordLes plus anciens d'abord
loader
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала