Des gilets de sauvetage de migrants bousculent le tapis rouge de la Berlinale

14.000 gilets de sauvetage de migrants tapissent les colonnes du Konzerthaus de Berlin, salle de concerts qui accueille ces jours-ci la 66e édition du festival Berlinale. Ce cadre inhabituel a été créé par l'artiste dissident chinois, Ai Weiwei. Son but? Sensibiliser l'opinion publique sur le drame des réfugiés.

Le tapis rouge du festival de cinéma ternit devant le orange vif des gilets de sauvetage qui enveloppent les colonnes majestueuses du Konzerthaus de Berlin et incarnent le drame des dizaines de milliers de migrants ayant emprunté la voie maritime pour fuir leur pays. 409 d'entre eux se sont noyés rien qu'au cours des six premières semaines de l'année 2016, selon les données de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L'installation en question a été montée en plein cœur de Berlin par le plasticien chinois Ai Weiwei. Avec ses élèves, il a recueilli les gilets sur l'île grecque de Lesbos, point d'entrée dans l'UE pour de nombreux réfugiés et migrants. Les eaux de la mer arrosant ses côtes, sont depuis des mois le théâtre d'une tragédie humaine.

​Ce n'est pas par hasard que l'artiste a choisi la Berlinale pour monter son action: trois films du programme de ce festival prestigieux sont dédiés à la question des migrations.

Ce n'est pas la première fois que l'artiste-militant Ai Weiwei soulève le thème des réfugiés. Début février, il a recréé la scène de noyade d'Aylan Kurdi, enfant kurde retrouvé sur une plage turque en septembre dernier.

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