Bruno Pelletier: chaque pays doit accueillir des réfugiés selon ses capacités

© AFP 2022 BERTRAND GUAY Bruno Pelletier
Bruno Pelletier - Sputnik Afrique
Dans un entretien à Sputnik, le chanteur canadien Bruno Pelletier estime que malgré toutes les difficultés liées à l'intégration des réfugiés, tous les pays devraient faire au moins un effort pour aider "ces gens qui essayent au mieux de sauver leur famille". A la différence du dalaï-lama, il est persuadé qu'il faut les accueillir "par humanisme".

Au Canada, il y a tout un débat sur la quantité de réfugiés que le pays est capable d’accueillir, confie à Sputnik le chanteur canadien Bruno Pelletier.

"Ce n’est pas simplement la volonté d’accueillir, mais c’est aussi la capacité à gérer ce que ça veut dire, accueillir les réfugiés. Ce n’est pas juste entrer au pays et leur donner une couverture, et puis leur donner trois repas par jour. C’est plus que ça: il y a des séquelles psychologiques, il y a l’intégration, la langue, l’école pour les enfants", souligne le chanteur.

Il reconnaît qu'il existe beaucoup d’enjeux sociaux qui sont reliés à l’immigration.

Conscient qu'il existe un "quota", c’est-à-dire que chaque pays a ses limites, pour M. Pelletier, l’idée est de faire au moins un effort pour accueillir les réfugiés "qui sont pris dans des situations complètement épouvantables, où les enfants, les hommes, les enfants, tout le monde essaye au mieux de sauver sa famille".

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Il avoue ne pas être un grand spécialiste en politique internationale, mais dit être étonné par les propos du chef spirituel tibétain, le dalaï-lama (XIVe), prix Nobel de la paix, qui estime qu'il y a actuellement trop de réfugiés en Europe.

Parlant d'un point de vue de Canadien, il souligne que malgré l'incapacité d'accueillir le même nombre de réfugiés que les pays d’Europe, il constate quand même "cette volonté de notre gouvernement d’accueillir des gens" qui bien sûr doivent suivre un protocole avant d’entrer au pays mais ça démarque, je pense, qu’il faut faire cet effort pour aider ces familles". 

"Et ensuite le vrai travail commence, le travail d’intégration. Et c’est là que chaque pays a ses propres difficultés autant au niveau financier que les ressources qu’il est possible d’offrir à ces gens. Je pense que ce sont des questions qui sont vraiment délicates et très particulières à chacun des pays", conclut Bruno Pelletier.


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