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Quand des étudiants parisiens se substituent aux pouvoirs publics

© Photo photos Sara Benoistassociation inFLEchir
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Des étudiants d'universités et d'écoles supérieures parisiennes s'organisent pour aider les jeunes réfugiés à passer leurs diplômes, une tâche qui devrait être réalisée par les pouvoirs publics et les institutions françaises.

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Des étudiants français aident les réfugiés à passer leurs diplômes
André Rebelo Rochinha, membre du collectif et président de l’association inFLEchir, qui a mis en place des cours de français (FLE) sur le site de Paris IV à Clignancourt (Paris 18e), décrit, dans une interview accordée à Sputnik, les objectifs de son organisation et les défis qu'elle entend relever.

Comme les autorités françaises font très peu pour améliorer le sort des jeunes réfugiés et favoriser leur insertion sociale, les membres du collectif Resome (Réseau études supérieures et orientation des migrants et exilés) ont décidé de prendre les choses en main. Ils proposent notamment des cours de français, un accompagnement personnalisé et aident les réfugiés de leur âge à reprendre leurs études en France.

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"C’était aux pouvoirs publics et aux institutions de s’en charger, mais étant donné qu’ils ne le font pas, il faut bien que quelqu’un le fasse, explique André Rebelo Rochinha. Heureusement qu’on est là pour le faire, heureusement qu’il y a toutes les associations et encore là on parle d’inFLEchir, mais je pense que ce qu’on fait, c’est une goutte d’eau dans tout ce qu’il y a à faire". 

Pourtant, ce que revendiquent les bénévoles, c'est "que les institutions prennent leurs responsabilités", car c'est plutôt la tâche des universités de s'occuper de l'éducation des réfugiés.

"C’est nous qui prenons les choses en charge, c’est nous, qui sommes bénévoles, qui organisons les choses, qui recrutons les apprenants, qui gérons tout, tout le côté administratif qui est extrêmement lourd, mais si on tient à le faire dans des universités, c’est parce qu’on se dit que s'il y a bien une chose qu’on peut faire à l’université c’est bien ça, c’est au moins d’ouvrir une ou deux classes pour donner des cours de français, ce qui est la moindre des choses ", souligne le président de l’association inFLEchir.

Cependant, comme les étudiants n'ont pas de temps à perdre, les responsables associatifs doivent agir vite et consacrer leurs forces et leurs moyens à contribuer à la formation des jeunes réfugiés. 

L'organisation des étudiants espère toutefois que l'engagement social commun pourra attirer enfin l'attention des institutions publiques sur ce problème. 

"En fait, on est au milieu, on se dit qu’effectivement, c’est aux institutions de faire le travail mais on se dit que c’est aussi  peut-être à la société civile de pousser les institutions dans leur retranchement et les forcer à faire le travail que pour le moment elles refusent de faire, s’il n'y a personne qui les pousse", conclut le jeune homme.

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