UE après Brexit: renaissance ou début de la fin?

© REUTERS / Yves HermanEuropean Union countries flags are seen at the Bratislava Castle (Hrad) during the European Union summit- the first one since Britain voted to quit- in Bratislava, Slovakia, September 16, 2016.
European Union countries flags are seen at the Bratislava Castle (Hrad) during the European Union summit- the first one since Britain voted to quit- in Bratislava, Slovakia, September 16, 2016. - Sputnik Afrique
Brexit, crise migratoire et financière, querelles intestines, dont notamment une tentative d’exclure la Hongrie de l’union, voilà quelques problèmes qui préoccupent les dirigeants européens lors du sommet tenu à Bratislava… et accessoirement mettent en question l’avenir de l’UE lui-même.

UE-parapluies - Sputnik Afrique
Négos avec Londres: l’UE sort le fouet
Les dirigeants des pays de l'Union européenne, ébranlés par le Brexit, se sont retrouvés vendredi à Bratislava sans le Royaume-Uni, pour une « discussion honnête » sur l'avenir de l'Europe, lors d'un sommet dominé par la sécurité et la défense. Discussion à laquelle la première ministre britannique, Theresa May, n'est même pas invitée.

Bien que les dirigeants européens entendent se concentrer sur la « restauration d'un sentiment d'unité politique », il serait difficile de le faire compte tenu d'une « situation critique » que même la chancelière allemande Angela Merkel reconnaît.

Le sommet reflètera sans doute le nouvel équilibre des forces dans l'Union européenne, provoqué non seulement par le Brexit, mais aussi par la résistance émergente de certains pays à la politique de Bruxelles et de Berlin.

Les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie et République tchèque), parmi les plus contestataires des projets européens d'accueil de réfugiés, comptent livrer à Bratislava leur propre vision de l'avenir de l'Union, dont ils estiment qu'elle est trop dominée par certains grands pays.

Ein Zaun an der ungarisch-österreichischen Grenze - Sputnik Afrique
Crise des migrants: le Luxembourg veut exclure la Hongrie de l'UE
Le récent appel du chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, à exclure la Hongrie de l'UE pour violation de ses valeurs fondamentales, notamment pour sa politique migratoire et la mise en place d'une clôture frontalière, a aussi illustré les fissures du bloc européen.

« Ce n'est pas une position de mon gouvernement », a tempéré vendredi à Bratislava le chef du gouvernement luxembourgeois, Xavier Bettel. « On est au tour du table, on est en famille, on discute les problèmes en famille, on essaie de trouver des solutions ».

Pourtant, « cette famille » devient de plus en plus désunie. Ainsi, lors du sommet des pays du groupe de Visegrad tenu dans la ville polonaise de Krynica Zdroj, les gouvernements des quatre pays ont indiqué leur position : plus d'autonomie aux capitales, moins de pouvoirs à Bruxelles. Polonais et Hongrois ont aussi exhorté les Européens à la contre-révolution culturelle, au nom des valeurs nationales et religieuses, alors que la soi-disant vieille Europe appelle à une intégration plus étroite.

Pourtant, après avoir consulté les 27 pour préparer le sommet, Donald Tusk dit avoir déjà tiré une conclusion claire, aux allures de message à la Commission: « Donner de nouveaux pouvoirs aux institutions européennes n'est pas la recette désirée ».

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