En Syrie, la Russie a donné une bonne leçon aux États-Unis

© Sputnik . Le ministère russe de la Défense / Aller dans la banque de photosSukhoi Su-25 ground-attack planes of the Russian Aerospace Forces prepare to depart from the Hmeimim airbase in Syria for their permanent location in Russia
Sukhoi Su-25 ground-attack planes of the Russian Aerospace Forces prepare to depart from the Hmeimim airbase in Syria for their permanent location in Russia - Sputnik Afrique
En engageant une opération en Syrie, la Russie a prouvé qu’un contingent limité peut changer cardinalement la donne dans la région. En dépit des prévisions d’Obama, la Russie ne s’est pas enfoncée dans la crise syrienne. Bien au contraire, elle a réussi à changer l’équilibre des forces et peut désormais poser ses conditions à Washington.

En engageant une opération en Syrie, Moscou a donné une importante leçon à Washington et a démontré l'échec de l'hôte de la Maison-Blanche sur la scène internationale, écrit Jackson Diehl dans son éditorial publié dans le Washington Post.

Depuis 2012, le président américain Barack Obama a régulièrement répété que l'envoi des forces armées US en Syrie ne serait pas un moyen efficace de résoudre le conflit. De nombreux hommes politiques avaient encouragé la mise en place dans la région de conditions qui profiteraient aussi bien à Washington qu'à ses alliés. Mais le président américain a continué à insister sur le fait que toute ingérence ne fera qu'aggraver la crise humanitaire et le renforcement des radicaux, ajoutant que dans ce cas Washington s'enfoncerait dans le conflit syrien comme c'était le cas en Irak et en Afghanistan, est-il indiqué.

Hossein Amir-Abdollahian - Sputnik Afrique
«Les USA font tout pour affaiblir la Syrie et renforcer les terroristes»
Or, en engageant une opération en Syrie, la Russie a prouvé que même un contingent limité était capable de changer la situation et ce sans dépenses excessives. Avec des pertes minimales, la Russie a réussi à changer la situation dans la région et peut désormais négocier avec les États-Unis sur ses propres conditions, considère l'auteur.

L'accord conclu par le secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre russes des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aidé Moscou à réaliser son plan sur la Syrie.

L'Occident devra admettre que l'extrémisme et pas le régime d'Assad constitue le problème central en Syrie, conclut-il.

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