Mugabe: sans une réforme du Conseil de sécurité, l’Afrique quittera l’Onu

© Sputnik . Michael Klimentyev / Aller dans la banque de photosLe président du Zimbabwe Robert Mugabe
Le président du Zimbabwe Robert Mugabe - Sputnik Afrique
L’Afrique veut être pleinement représentée dans tous les organes de décision de l’Onu, notamment au sein du Conseil de sécurité, structure où sont prises les décisions relatives aux problèmes de paix et de sécurité. Le président zimbabwéen se fait le porte-voix du continent sur la question.

Les pays africains se retireront des Nations unies, si le Conseil de sécurité n'est pas réformée d'urgence de sorte que la représentation et les droits du continent y soient élargis, a certifié le président du Zimbabwe Robert Mugabe à son retour de la 71e session de l'Assemblée générale de l'Onu.

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Selon News24, M. Mugabe a prévenu que les pays d'Afrique pourraient créer en commun avec la Russie, la Chine, l'Inde et d'autres États leur propre organisation à titre de contrepoids à l'Occident qui domine le Conseil de sécurité.

« Seules la Russie et la Chine nous soutiennent, alors que les États-Unis s'y opposent », a déclaré le dirigeant zimbabwéen, connu pour son attitude très critique envers l'Occident.

Et d'ajouter que les pays d'Afrique ne pouvaient plus demeurer des membres de seconde zone des Nations unies.

« Il faut reconnaître que chaque pays est membre à part entière de l'Onu soit par une réforme soit vous y resterez sans nous », a martelé Robert Mugabe, rappelant que la réforme du Conseil de sécurité n'avait guère avancé depuis 20 ans ».

L'Afrique demande deux sièges permanents au sein du Conseil de sécurité, actuellement composé de cinq membres permanents, à savoir le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France, la Chine et la Russie.

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En tout, le Conseil de sécurité compte 15 membres dont 5 permanents, disposant du droit de veto. Une composition qui date de 1945.
Le président du Zimbabwe a qualifié cette situation d'« injustifiable et injuste ».

Pour plusieurs pays, cette situation devient effectivement anachronique, car elle ne reflète plus la société internationale contemporaine. Des experts des relations internationales pensent que « le monde a changé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Pour eux, « le Conseil de sécurité doit refléter le nouveau visage du monde ».

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