Maduro souhaite une amélioration des liens avec Washington

Le chef d’État vénézuélien, qui n’a jamais mâché ses mots en parlant des États-Unis et de ses dirigeants, a changé de position se disant prêt à prendre des démarches en vue d’un rapprochement.

U.S. Secretary of State John Kerry meets with Venezuela president Nicolas Maduro in Cartagena, Colombia Monday, Sept. 26, 2016. - Sputnik Afrique
Washington prêt à améliorer les relations avec le Venezuela
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a appelé de ses voeux mardi une amélioration des liens avec les États-Unis, au lendemain d'une rencontre avec le secrétaire d'État John Kerry, annonce Reuters.

Le chef de l'État socialiste s'est entretenu avec le chef de la diplomatie américaine lundi à Carthagène, en Colombie, en marge de la cérémonie de signature de l'accord de paix entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement de Bogota.

« Je demande à Dieu de bénir les résultats de cette rencontre et que le Venezuela ouvre une nouvelle ère de relations avec les États-Unis », a déclaré Nicolas Maduro lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique, ajoutant que l'entretien avait duré 40 minutes.

Le processus de référendum révocatoire contre Nicolas Maduro est lancé - Sputnik Afrique
Confiant, Maduro prêt à autoriser un référendum sur son départ
Le Venezuela et les États-Unis ont des relations houleuses depuis la présidence d'Hugo Chavez (1999-2013), auquel son fidèle allié Nicolas Maduro a succédé après sa mort. Les deux pays n'ont plus d'ambassadeur depuis une série d'expulsions réciproques il y a plusieurs années.

Lors de son émission, Nicolas Maduro a précisé que le diplomate américain Tom Shannon, qui maintient un lien entre Caracas et Washington, se rendrait prochainement dans la capitale vénézuélienne, et que John Kerry y était également invité.

Nicolas Maduro, président du Venezuela - Sputnik Afrique
Venezuela: Maduro décrète l'état d'urgence économique
Selon le département d'État, John Kerry a exhorté mardi le président Maduro à oeuvrer de manière constructive avec les dirigeants de l'opposition pour répondre aux défis auxquels le Venezuela est confronté.

En juillet dernier, le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump, par ailleurs qualifié de « bandit et de voleur » par Nicolas Maduro, a affirmé que les États-Unis « finiraient comme le Venezuela » si sa rivale démocrate Hillary Clinton devait accéder à la Maison Blanche.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала