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«Ankara change sa politique syrienne et pourrait engager un dialogue direct avec Damas»

© REUTERS / Khalil AshawiTurkish military vehicles drive in the northern Syrian rebel-held town of al-Rai, Syria January 5, 2017.
Turkish military vehicles drive in the northern Syrian rebel-held town of al-Rai, Syria January 5, 2017. - Sputnik France
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Revenant de sa tournée africaine à la fin de la semaine dernière, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré devant les journalistes qu’il n’était plus nécessaire de prolonger ni d’approfondir l’opération de l’armée turque à Al-Bab, déclaration qu’un expert militaire turc a commentée pour Sputnik.

L'achèvement de l'opération de libération d'Al-Bab et le retrait ultérieur des troupes turques pourraient prendre un mois, alors que le président américain Donald Trump a donné 90 jours pour l'élaboration d'un plan de création de zones de sécurité sur le territoire syrien, a indiqué à Sputnik Ismail Hakkı Pekin, ancien chef du département du renseignement de l'état-major turc.

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Et d'ajouter que toute une série de facteurs auraient pu précipiter la décision d'achever l'opération d'Al-Bab dans les meilleurs délais.

« On pourrait y évoquer notamment le fait que les troupes turques ne veulent pas du tout se confronter à l'armée gouvernementale syrienne qui progresse vers Al-Bab depuis le sud, les négociations de paix à Astana qui ont débouché sur l'élaboration d'un mécanisme de contrôle du cessez-le-feu et la décision de Donald Trump de préparer un plan de création de zones de sécurité sur le territoire syrien », a détaillé l'interlocuteur de l'agence.

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Selon M. Pekin, la Turquie ne veut naturellement pas de confrontation avec la Syrie, ce qui pourrait permettre en perspective le lancement de négociations directes entre Ankara et Damas.

L'expert a signalé un changement de position de la Turquie envers la direction syrienne.

« À mon avis, la politique syrienne de la Turquie a changé, ce qui rend possible ses pourparlers directs avec Damas. Quoi qu'il en soit, on constate qu'Ankara n'insiste plus depuis longtemps sur le départ du président syrien Bachar el-Assad à titre de condition d'un tel dialogue. Il se peut que cette question ait été discutée lors des négociations à Astana », a supposé l'interlocuteur de Sputnik.

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Et d'ajouter que la décision d'achever sous peu l'opération d'Al-Bab pourrait être précipitée sous l'influence de l'Iran, de la Russie ou de la Syrie.

« Dans la situation présente, l'achèvement par la Turquie de son opération à Al-Bab figure sans doute parmi ses grandes priorités, car cette campagne s'éternise déjà trop. Après, il faudra nettoyer la région pour que les États-Unis et la Russie puissent prendre des décisions sur des actions ultérieures sur le terrain », a résumé l'expert.

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