Affaire Ferrand: «On fait des leçons de morale aux uns, on ne les applique pas aux autres»

Il y a une différence entre le traitement de deux affaires retentissantes, celle de l’ex-Premier ministre français François Fillon et celle du ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, estime Alexandre Roux, le secrétaire départemental des Républicains de l'Isère, dans une interview à l’agence Sputnik.

« La violence médiatique » s'étant abattue sur François Fillon et l'attitude générale désapprobatrice à l'égard de « l'affaire Penelope » n'ont rien à voir avec le jugement trop doux vis-à-vis de Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et proche d'Emmanuel Macron, impliqué dans deux affaires de corruption, a déclaré à Sputnik Alexandre Roux, le secrétaire départemental des Républicains de l'Isère.

« On peut remarquer qu'il n'y a pas forcément le même écho entre l'affaire Fillon et l'affaire Ferrand. Ce qu'on constate, c'est qu'on fait des leçons de morale aux uns, mais on ne les applique pas aux autres. On peut dire qu'il y a une différence de traitement », a souligné M. Roux.

L'interlocuteur de Sputnik a également souligné que François Fillon bénéficiait de la présomption d'innocence mais qu'elle « ne marchait pas forcément, alors que pour M. Ferrand, on met en avant la présomption d'innocence ».

Selon Alexandre Roux, le ministre de la Cohésion des territoires devrait se poser des questions lui-même en vue de décider s'il peut ou s'il ne peut pas continuer à remplir ses responsabilités en tant que ministre français.

« Je pense que ce sont les électeurs, qui, lors des élections législatives en juin prochain, décideront si M. Ferrand peut ou non rester au gouvernement », a conclu le secrétaire départemental des Républicains de l'Isère.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Régis de Castelnau, associé du Cabinet de Castelnau et chevalier de la Légion d'honneur, a en revanche soutenu Richard Ferrand, mettant en avant que les fonctionnaires politiques français touchaient un salaire très modeste, et cela en s'occupant de leurs « boulots fastidieux ».

Selon le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, le Président de la République a appelé ce mardi le gouvernement à la « solidarité » et à la « responsabilité », régissant ainsi à l'affaire du ministre de la Cohésion des territoires.

Le Canard enchaîné a publié des révélations concernant Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et ancien secrétaire général d'En Marche!, l'accusant d'avoir utilisé un montage financier pour permettre à sa femme d'être propriétaire d'un local commercial loué par la mutuelle qu'il dirigeait, ainsi que d'avoir employé son fils comme assistant parlementaire.

Après avoir étudié tous les éléments sur l'affaire Ferrand, le procureur de la République de Brest a annoncé ce vendredi que « les faits dénoncés par le Canard Enchaîné […] ne constituent pas une infraction et à ce titre ne permettent pas d'ouvrir une enquête ».

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