Un ministre ukrainien refuse une question de Sputnik et l’accorde à un journaliste italien

© AP Photo / Geert Vanden WijngaertPavel Klimkine
Pavel Klimkine - Sputnik France
Vous avez dit liberté de la presse? Le ministre ukrainien des Affaires étrangères n’a pas accepté qu’un journaliste de Sputnik lui pose une question lors d'une conférence de presse à Rome. Il a préféré que ce soit un correspondant italien qui la lui pose.

Un journaliste de Sputnik s'est vu refuser d'aborder le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavel Klimkine, lors d'une conférence de presse de celui-ci avec son homologue italien Angelino Alfano, mardi à Rome.

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Peu avant le début du briefing, un employé du ministère italien des Affaires étrangères a demandé aux journalistes venus pour couvrir l'évènement de lui présenter les questions qu'ils souhaiteraient poser à M.Klimkine. La question du journaliste de Sputnik portait notamment sur une future conversation téléphonique dans le «format Normandie».

Quelque temps après, un diplomate italien est revenu voir les représentants des médias et a déclaré qu'«il fallait que cette question soit posée par un Italien» expliquant que le ministre ukrainien ne désirait pas répondre au journaliste russe. C'est donc un correspondent italien qui a posé cette question lors de la conférence de presse.

La rédactrice en chef de Sputnik et RT, Margarita Simonian, a réagi à cet incident en posant la question sur son compte Twitter: «Et qu'en est-il de la liberté de presse?»

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Ce n'est pas la première fois que Sputnik n'arrive pas à obtenir le droit de poser des questions à l'étranger. Ainsi, vers la fin avril-début mai, Sputnik a essayé à plusieurs reprises d'accéder au QG de campagne électorale d'Emmanuel Macron aux côtés d'autres médias et journalistes, mais s'est vu refuser l'entrée.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait alors qualifié de «discrimination ciblée» des médias russes le refus du QG d'Emmanuel Macron d'accréditer les journalistes de Sputnik.

 

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