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Maroc: le PJD islamiste en plein questionnement

© REUTERS / Youssef BoudlalAbdelillah Benkirane, secretary-general of the Islamist Justice and Development party (PJD), casts his ballot at a polling station in Rabat October 7, 2016.
Abdelillah Benkirane, secretary-general of the Islamist Justice and Development party (PJD), casts his ballot at a polling station in Rabat October 7, 2016. - Sputnik France
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Le Parti de la justice et du développement, qui dirige le gouvernement de coalition au Maroc, "traverse une épreuve très difficile", a déclaré son secrétaire général Abdelilah Benkirane alors que la fomation islamiste est en proie à de fortes dissensions depuis plusieurs mois.

"Le parti traverse une épreuve très difficile", la plus difficile de son existence (…)", a estimé M. Benkirane, dans une courte vidéo diffusée mercredi par cette formation, rapporte l'AFP.

"Comment allons-nous sortir de cette impasse? Certains ne voient pas qu'on est dans une impasse, ce n'est pas le cas pour moi. Qui sommes-nous? Que voulons-nous? Que devons-nous faire?", s'est interrogé l'ancien Premier ministre, qui s'exprimait en début de semaine devant des cadres de son parti.

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Le chef du Parti de la justice et du développement (PJD) n'explicite pas les difficultés précises auxquelles fait face son parti.

Mais la première formation politique du pays connait actuellement de fortes dissensions, rapporte régulièrement ces derniers temps la presse marocaine, même si ces divisions n'ont pas encore éclaté au grand jour.

A la tête du gouvernement depuis 2011 et reconduit par le roi Mohammed VI dans ses fonctions de Premier ministre dans la foulée des législatives d'octobre, M.Benkirane n'était pas parvenu à former de majorité pendant de longs mois, avant d'être finalement limogé en mars par le souverain au profit de Saad-Eddine El Othmani, numéro deux du PJD.

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M.El Othmani avait pu alors rapidement former sa coalition, mais en cédant sur plusieurs exigences d'autres partis, avec au final un gouvernement dominé par des technocrates proches du palais, dans lequel l'influence du PJD apparait désormais très réduite.

La formation islamiste est sortie considérablement affaiblie de cet épisode, son chef annonçant même un moment son retrait de la vie politique.

"Au début, je me suis dit que c'était fini pour moi. Mais il y a eu une insistance interne au sein du parti et externe dans la société pour que je ne baisse pas les bras. Cette insistance m'a aidé à me relever", confie à ce propos M. Benkirane, dont les interventions publiques sont rares désormais.

Toujours selon la presse marocaine, la gestion de la contestation populaire qui secoue depuis des mois la région du Rif, dans le nord du pays, a également alimenté les divisions au sein du parti, plusieurs de ses responsables contestant l'approche "sécuritaire" des manifestations et les arrestations menées par le ministère de l'Intérieur.

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