Les pays arabes veulent (encore) durcir les sanctions contre Doha

© Sputnik . Valeri Melnikov / Aller dans la banque de photosDoha, Qatar
Doha, Qatar - Sputnik Afrique
Les pays du Golfe prévoient de durcir les sanctions à l’encontre du Qatar, notamment en gelant des biens de l’émirat placés dans les quatre Etats concernés, à savoir l'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Egypte et les Emirats arabes unis.

Dans le cadre du durcissement des sanctions contre Doha, l'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Egypte et les Emirats arabes unis envisagent le gel de biens qataris, a annoncé ce mercredi la chaîne de télévision Al Mayadeen, se référant à des sources diplomatiques.

Doha, Qatar - Sputnik Afrique
Le Qatar dément «faire les yeux doux» aux terroristes
Ainsi, selon les informations de la chaîne, les ministres des Affaires étrangères des quatre pays arabes, qui se sont réunis dans la capitale égyptienne, prévoient également d'appeler les autres pays arabes à rompre toutes les relations diplomatiques avec le Qatar. Par ailleurs, les chefs de la diplomatie estiment que le Koweït, qui joue jusqu'à présent le rôle d'intermédiaire dans le règlement du conflit, pourrait les rejoindre dans l'application des sanctions.

En outre, les pays pourraient examiner la rupture de la coopération entre Doha et toutes les sociétés des quatre pays arabes qui gardent actuellement des liens professionnels avec leurs partenaires qataris.

Pour rappel, l'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Egypte et les Emirats arabes unis ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival régional du royaume saoudien. Le Qatar, qui a le soutien de la Turquie, rejette fermement ces allégations.

Randa Kassis - Sputnik Afrique
Randa Kassis : «il faut couper les financements de l’Arabie saoudite et du Qatar»
Les quatre pays arabes demandent notamment au Qatar de rompre les relations diplomatiques avec l'Iran, de fermer la base militaire turque sur son territoire et de mettre fin à la diffusion de la chaîne de télévision Al Jazeera.

Doha, qui avait 10 jours pour obtempérer, a qualifié les requêtes d'irréalistes et a appelé à les réviser.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала