Un ex-employé de Sputnik interrogé par le FBI

© Sputnik . Igor RussakСтенд Международного информационного агентства Sputnik ("Спутник") в "ЭкспоФоруме" перед открытием XX Санкт-Петербургского международного экономического форума
Стенд Международного информационного агентства Sputnik (Спутник) в ЭкспоФоруме перед открытием XX Санкт-Петербургского международного экономического форума - Sputnik France
Le FBI a interrogé l'ex-correspondant de l'agence de presse Sputnik Andrew Feinberg dans le cadre de l'enquête censée déterminer si l'agence agit comme un prétendu organe de propagande et viole la loi américaine Foreign Agents Registration Act (FARA). «Ils voulaient savoir d'où provenaient mes ordres», a précisé Feinberg à Yahoo News.

Jean-Yves Le Drian - Sputnik France
Coopération des services secrets français et syrien, Le Drian reste muet face à Sputnik
L'agence de presse Sputnik fait l'objet d'une investigation du Bureau fédéral d'enquête (FBI) qui la soupçonne prétendument de faire de la propagande violant la loi américaine concernant les agents étrangers, le Foreign Agents Registration Act (FARA). Dans le cadre de l'enquête, les agents du FBI ont soumis à un interrogatoire l'ancien journaliste de Sputnik accrédité à la Maison-Blanche, Andrew Feinberg, a indiqué le portail Yahoo News.

Selon le journaliste, l'entretien s'est focalisé sur «la structure interne, les processus éditoriaux et le financement».

«Ils voulaient savoir d'où provenaient mes ordres et si je les recevais de Moscou», a affirmé Feinberg. «Ils étaient intéressés par avoir des exemples de comment il m'est arrivé de couvrir certains sujets.»

En outre, le FBI a eu accès à la correspondance de Sputnik grâce à Feinberg et à un autre employé du bureau de l'agence à Washington, John Fionda.

Sputnik a envoyé samedi une demande officielle au bureau de la sécurité intérieure du département américain de la Justice exigeant de «confirmer ou infirmer le fait qu'une enquête avait été initiée à l'encontre de Sputnik», a déclaré Mindia Gavasheli, rédacteur en chef de Sputnik USA. Aucune réponse n'a suivi dans les deux jours.

«Nous sommes journalistes et ce sont essentiellement des Américains qui travaillent pour nous. Nous croyons que toute allégation selon laquelle nous nous occupons de quelque chose sauf de journalisme, n'est que mensonges et falsifications absolus», a souligné M.Gavasheli, qui s'est dit, dans la lettre, prêt à répondre à toutes les questions du FBI s'il y en avait.

Auparavant, une proposition de loi avait été déposée à la Chambre des représentants des États-Unis afin de modifier les exigences de l'État quant à l'enregistrement des agents étrangers conformément à la loi Foreign Agents Registration Act (FARA). La proposition suggère d'octroyer des pouvoirs supplémentaires au département de la Justice, dont fait partie le FBI, l'autorisant ainsi à traduire en justice les organisations qui essayent d'influer «illégalement» sur les processus politiques aux États-Unis.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала