L’opposition turque prête à contacter le gouvernement syrien

© AP PhotoPro-Turkey Syrian fighters and Turkish troops secure the Bursayah hill, which separates the Kurdish-held enclave of Afrin from the Turkey-controlled town of Azaz, Syria, Sunday, Jan. 28, 2018
Pro-Turkey Syrian fighters and Turkish troops secure the Bursayah hill, which separates the Kurdish-held enclave of Afrin from the Turkey-controlled town of Azaz, Syria, Sunday, Jan. 28, 2018 - Sputnik France
Le chef du Parti républicain populaire (opposition turque), Kemal Kilicdaroglu, a annoncé son intention d'établir un contact direct avec le gouvernement syrien.

Le chef du Parti républicain du peuple (CHP), l'opposition turque, Kemal Kilicdaroglu, a annoncé son intention d'établir un contact direct avec le gouvernement syrien.    

«Nous étudions et discutons maintenant du sujet d'aller ou ne pas aller en Syrie. Mais nous voulons que la chaîne de contacts avec la direction centrale soit ouverte», a déclaré Kemal Kilicdaroglu aux journalistes à Ankara.    

L'homme politique a poursuivi son discours se prononçant sur la possibilité d'une paix entre Ankara et Damas.

«Si la paix est assurée entre la Turquie et la Syrie dans un proche avenir, si le rapprochement et le dialogue sur la question de l'intégrité territoriale commencent, cela ne sera possible que par une rencontre directe entre la Turquie et de la Syrie sans intermédiaires. Si nous ne voulons pas du renforcement des organisations terroristes, nous devons d'une manière ou d'une autre construire des relations avec la Syrie. Nous pensons qu'il est nécessaire de prendre des mesures pour renouer le contact avec la Syrie», a-t-il conclu.    

Des forces turques déployées au nord-est d'Afrine, en Syrie - Sputnik France
La Turquie affirme avoir tué plus de 500 «terroristes» à Afrine
Les relations entre la Turquie et la Syrie restent tendues à cause de l'opération militaire d'Ankara récemment lancée à Afrine, dominée par les Kurdes. Bien que la Turquie assure qu'elle informe la Syrie sur les progrès de l'offensive, Damas la considère comme une tentative de saper son intégrité territoriale.    

Ankara a lancé le 20 janvier dernier une opération contre les Unités de protection du peuple (YPG) et le Parti de l'union démocratique (PYD) à Afrine qui compte quelque 1,5 million de Kurdes et de réfugiés d'autres régions de Syrie. La Turquie considère toutes ces organisations comme terroristes. Des combattants de l'Armée syrienne libre y prennent également part.

Damas a fermement condamné les actions d'Ankara, rappelant qu'Afrine était une partie indissociable de la Syrie. Moscou a pour sa part appelé toutes les parties à la retenue et a exhorté à respecter l'intégrité territoriale de la Syrie.

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