Les USA rappellent à la Turquie «les risques» de collaboration avec la Russie

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Le Département d'Etat américain - Sputnik France
Les États-Unis exhortent Ankara à se rappeler les risques qui sont liés à sa collaboration avec Moscou sur le dossier syrien, a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain chargé de l'Europe et de l'Eurasie, rappelant que l'union entre la Turquie et l'Occident était «conforme aux intérêts nationaux» des USA.

La Turquie doit se rendre compte qu'elle court des risques en collaborant avec la Russie sur le dossier syrien, a affirmé Wess Mitchell, secrétaire d'État adjoint américain chargé de l'Europe et de l'Eurasie, lors d'auditions à la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

«Ankara ne doit pas oublier les risques que recèlent les concessions stratégiques à Moscou dans la réalisation d'objectifs tactiques en Syrie», a-t-il indiqué pendant les auditions consacrées à la politique des États-Unis au Proche-Orient.

Dans ce contexte, Wess Mitchell a rappelé que la Turquie avait «intensifié sa coopération avec la Russie et l'Iran» malgré ses relations étroites avec les États-Unis.

«Que la Turquie reste, stratégiquement et politiquement, unie avec l'Occident est conforme aux intérêts nationaux de l'Amérique», a-t-il souligné.

Vladimir Poutine - Sputnik France
Seuls l’Iran, la Russie et la Turquie viennent en aide à la Syrie, déclare Poutine
La Turquie avait précédemment salué l'opération des pays occidentaux en Syrie, Erdogan l'ayant qualifiée de juste et de justifiée. Les experts pensent qu'avec cette rhétorique le dirigeant turc espère défendre les intérêts de son pays dans le nord de la Syrie, selon le site de la chaîne RT. La Turquie est également en négociations avec les États-Unis au sujet de systèmes antiaériens compatibles avec les standards de l'Otan.

Toutefois, le 4 avril dernier, les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, ont tenu un sommet tripartite à Ankara pour évoquer entre autres le dossier syrien. Ils ont conclu que le conflit en Syrie n'avait pas de solution militaire et qu'il ne pouvait être réglé que par la négociation.

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