Attaques médiatiques contre le veto russe au Conseil de sécurité : un nouvel épisode

© Sputnik . Sergei Guneev / Aller dans la banque de photosSiège de l'Onu à New York
Siège de l'Onu à New York - Sputnik France
Alors que l’attaque chimique présumée en Syrie reste au cœur de l’actualité, l’Occident ne s’est pas contenté de sa récente idée de priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité et est allé plus loin: pour faire la loi à sa guise, il propose d’exclure la Russie des commissions et conseils des organisations internationales.

The Guardian a récemment annoncé que les pays membres du Conseil de sécurité ont trouvé le moyen de priver la Russie de son droit de veto à ce même Conseil en soumettant les résolutions directement au vote de l'Assemblée générale.

Le relais a été pris par Bloomberg dont un auteur propose, ni plus ni moins, d'exclure la Russie des commissions et conseils des organisations internationales.

Conseil de sécurité de l'Onu - Sputnik France
L’Occident a trouvé un moyen de contourner le veto russe au Conseil de sécurité
Comparant Moscou à «un termite rongeant les organismes mondiaux dont il est membre», Bloomberg affirme que la Russie « mine trop souvent les institutions internationales, grandes et petites», notamment «au Conseil de sécurité de l'Onu lorsque le veto de la Russie a protégé le dictateur syrien des conséquences de l'utilisation d'armes chimique».

Selon Bloomberg, l'Occident doit «chasser la Russie» des commissions, groupes de travail et comités liés au respect du droit international ou, du moins, suivre de près l'influence de la Russie au sein de ces organismes.

Le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres avait précédemment reconnu des problèmes structurels du Conseil de sécurité et le retour de la Guerre froide. Selon lui, certains pays abusent de leur droit de veto.

Le Conseil de sécurité de l'Onu - Sputnik France
En quoi une réforme de l’Onu serait nécessaire, et vers quoi tendrait-elle?
M.Guterres a souligné qu'une réforme complète était impossible sans apporter des changements aux activités du Conseil de sécurité et a reconnu l'incapacité de l'Onu de régler le conflit syrien.

Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré, pour sa part, que Moscou ne voyait pas d'alternative au Conseil de sécurité de l'Onu.

Le président du comité des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du parlement russe), Léonide Sloutski, a signalé que les États-Unis s'évertuaient à faire adopter une réforme de l'Onu pour affaiblir le rôle de cette organisation, ce à quoi la Russie s'opposait résolument.

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