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Sanctions antirusses: «Nous provoquons ça et on tue notre économie»

© Sputnik . Alexandre Galperine / Aller dans la banque de photosL'intervention d'Emmanuel Macron à la session plénière du SPIEF-2018
L'intervention d'Emmanuel Macron à la session plénière du SPIEF-2018 - Sputnik France
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Selon le vice-président de l’Association Dialogue Franco-Russe, Bernard Lozé, nombre de petites sociétés en Bretagne dans l'alimentaire, et pas seulement, sont en train de faire faillite en raison des sanctions imposées par l’UE contre la Russie.

Sur la plateforme du SPIEF 2018, les échanges franco-russes résonnaient partout. Le Président de la République a exclu une levée des sanctions économiques contre la Russie, ce qui selon Bernard Lozé, vice-président de l'Association Dialogue Franco-Russe, fait que la France agit contre elle-même en prolongeant cette politique.

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«Je suis contre les sanctions, beaucoup de mes amis sont contre les sanctions dans tous les pays d'Europe. Pas seulement à cause des affaires mais parce que nous savons que ça casse la confiance, ça casse l'amitié. Qu'il y a des problèmes politiques, que les hommes politiques les règlent mais qu'ils ne créent pas une espèce de guerre parce que je défends les points de vue de l'amitié avec les Russes», a-t-il déclaré à Sputnik en marge du SPIEF 2018.

Cela fait des années que M.Lozé assiste au Forum de Saint-Pétersbourg. Il travaille de plus avec la Russie depuis déjà 30 ans pour renforcer les liens entre les deux pays et promouvoir le dialogue franco-russe.

«Il y a déjà entre la Russie et la France, et la Russie et l'Europe des liens très importants qui malgré les sanctions continuent. Il y a des signatures qui se font malgré tout. C'est dommage parce que ces sanctions coûtent beaucoup plus cher à l'Europe et à la France qu'à la Russie. Nombre de petites sociétés en Bretagne dans l'alimentaire, et etc, sont en train de faire faillite en France parce qu'elles vendaient 40, 50, 60% de leurs produits à la Russie et aujourd'hui elles ne vendent plus. Nous provoquons ça et on tue notre économie», a-t-il confié à Sputnik.

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«Il y a tout de même énormément de sociétés françaises en Russie […] et des Européens qui rachètent des participations en Russie encore maintenant», a constaté le vice-président de l'Association.

Selon lui, la France veut le dialogue avec la Russie, et pas seulement: il y a des Français «qui n'oublient pas qu'à la Première Guerre mondiale les Russes ont payé un très lourd tribut que s'ils ne s'étaient pas battus contre les Allemands… nous aurions perdus la bataille de la Marne… Quant à la Deuxième Guerre mondiale, c'est 27 millions de morts [du côté russe, ndlr].»

La 22e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) s'est déroulée du 24 au 26 mai 2018 et a réuni plus de 17.000 participants. La France et le Japon, en tant qu'invités d'honneur du SPIEF, disposaient de leurs propres pavillons d'exposition sur le site. Après les États-Unis, les délégations française et japonaise étaient les plus nombreuses. Le stand français a accueilli notamment, Air liquide, Auchan, Danone, Engie, Michelin, Sanofi, Schneider Electric, Servier, Société générale, TechnipFMC et Total.

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