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Mort de journalistes en Afrique: Khodorkovski cesse de financer son média d’investigation

© Sputnik . Vasily Prokopenko / Aller dans la banque de photosMikhaïl Khodorkovski
Mikhaïl Khodorkovski - Sputnik France
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Près d’un mois après l’assassinat de trois journalistes russes en Centrafrique, qui s’y trouvaient en mission d’investigation pour le Centre de gestion des enquêtes de Mikhaïl Khodorkovski, ce dernier a annoncé avoir mis fin au financement de ce média.

Exilé en Europe, l’ex-oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski a annoncé l’arrêt du financement du Centre de gestion des enquêtes (TsOuR), son média d’investigation en ligne, et le licenciement du rédacteur en chef du projet, Andreï Koniakhine, après la mort de journalistes russes en Centrafrique en juillet dernier.

Dans sa déclaration, il a expliqué que des erreurs avaient été commises lors de l’organisation de l’enquête dans ce pays africain, précisant qu’il s’agissait notamment du choix du fixeur, la personne sensée aider les journalistes à s’orienter sur place.

Pour sa part, Andreï Koniakhine a informé que le TsOuR arrêtait son fonctionnement. 

«Pour tous ceux qui nous lisaient et nous regardaient. TsOuR n’existe plus. Et moi aussi en tant que rédacteur en chef. Je ne peux plus écrire un mot sur ce qui n’est pas lié à l’assassinat de nos amis en Afrique. Il ne s’agit pas d’une déformation professionnelle. Je ne veux juste penser à rien d’autre», a-t-il écrit dans la chaîne Telegram du Centre.

Вид на город Банги, столицу Центральноафриканской Республики - Sputnik France
Ce que nous révèle la correspondance des journalistes russes tués en Centrafrique
Rappelons que les corps d'Orkhan Jemal, Alexandre Rastorgouev et Kirill Radtchenko ont été retrouvés le 31 juillet en Centrafrique. Tous les trois y travaillaient pour le TsOuR de Mikhaïl Khodorkovski. Le dernier contact avec eux remontait au dimanche 29 juillet. Le Comité d'enquête de Russie a ouvert une enquête pénale.

La situation s'est aggravée en Centrafrique en 2013 après le renversement du Président François Bozizé, au pouvoir depuis 2003. Les milices d'auto-défense chrétiennes anti-balaka (anti-machette) se sont opposées aux combattants du groupe islamiste Seleka, qui avait renversé le chef de l'État.

D'après les Nations unies, durant le conflit, jusqu'à un million de personnes ont dû quitter leur foyer, plus d'un millier ont été tuées.

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