Premiers et uniques: les records battus par la flotte sous-marine russe

© Sputnik . Vitali Ankov / Aller dans la banque de photosUn sous-marin nucléaire russe
Un sous-marin nucléaire russe - Sputnik France
Des submersibles nucléaires de la flotte du Nord russe ont participé cette semaine à «un duel sous-marin» en mer de Barents. Selon le ministère russe de la Défense, c’étaient des exercices de routine, mais les sous-marins russes sont aussi capables d’établir des records dont certains n’ont toujours pas été battus. En voici quelques-uns.

Une trentaine de pays, dont la Russie, possèdent des sous-marins militaires qui défendent leurs intérêts dans les mers et océans. Les submersibles russes se distinguent par le nombre des records du monde technologiques qu’ils détiennent et qui n’ont pas encore été effacés par aucun autre pays. 

Le premier croiseur sous-marin à tirer des missiles

CC BY-SA 3.0 / Wikipedia/Anrie / oviet submarine AmsterdamUn sous-marin soviétique du projet 611
Un sous-marin soviétique du projet 611 - Sputnik France
Un sous-marin soviétique du projet 611

Construit par les chantiers navals Sevmach, le sous-marin B-67 du projet V611 Volna est le premier au monde à avoir été doté de missiles balistiques.

Le B-67 a effectué le premier tir d’un missile balistique, R-11FM, en septembre 1955, alors qu’il se trouvait en mer Blanche. Le missile a détruit sa cible sur un polygone situé sur la presqu’île de Kola, à 250 km du lieu de tir.

Le sous-marin russe K-456 Tver du projet 949A Anteï - Sputnik France
Massifs, silencieux, rapides… les meilleurs sous-marins du monde
Entre 1955 et 1958, l’URSS a construit ou modernisé cinq autres submersibles du projet AV611 (code Otan: Zulu V) qui sont devenus les premiers sous-marins de série armés de missiles balistiques. Les missiles de ces bâtiments étaient stockés dans des silos verticaux se trouvant dans la coque épaisse. Le sous-marin les tirait en surface, depuis un plateau qui s’élevait au sommet du silo.

La première brigade de sous-marins stratégiques au monde a fait son apparition dans la flotte du Nord russe en 1957.

Le premier sous-marin à coque en titane

© Photo Wikipedia/Public DomainK-162 Antchar du projet 661
K-162 Antchar du projet 661 - Sputnik France
K-162 Antchar du projet 661

Le sous-marin nucléaire polyvalent K-162 Antchar du projet 661 (code Otan: Papa) est le premier submersible au monde dont la coque était fabriquée en alliage de titane. 

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Le plus secret des sous-marins russes s'apprête à quitter son chantier naval
Pour encourager la création d’un sous-marin foncièrement nouveau, ses concepteurs ont renoncé à l’utilisation des équipements et systèmes techniques déjà existants. Cela a augmenté la durée des travaux de fabrication. Des réacteurs nucléaires puissants, ainsi que des missiles antinavires Ametist destinés à être tirés en plongée, ont été spécialement créés pour ce sous-marin. Les dix systèmes de tir de missiles P-70 Ametist permettaient au K-162 de couler un porte-avions.

Le K-162 a été surnommé Poisson d’or par les mariniers en raison du prix élevé de sa conception.

Rebaptisé plus tard K-222, il a été le seul sous-marin construit dans le cadre du projet Antchar.

Le sous-marin le plus rapide en plongée

Подлодка К-162 на испытаниях - Sputnik France
Le record de vitesse en immersion de ce sous-marin russe reste imbattable
Le K-162 Antchar détient également le record de vitesse en immersion qui n'a jusqu'à présent été battu par aucun submersible au monde, selon le livre de records des Forces armées russes, publié sur le site du ministère russe de la Défense. 

En décembre 1970, le sous-marin a atteint la vitesse de 44,7 nœuds en plongée (82,78 km/h). Mais, les spécialistes ont constaté que le submersible devenait trop bruyant à une vitesse supérieure à 35 nœuds.

Actuellement, les sous-marins dernier cri sont capables de se déplacer en immersion à une vitesse de près de 30 nœuds (plus de 55 km/h). 

Les records en immersion et de tir en plongée

Le 4 août 1985, le sous-marin nucléaire K-278 Komsomolets, le seul fabriqué dans le cadre du projet 685 Plavnik («nageoire»), a établi le record du monde absolu d'immersion, en plongeant à 1.027 m, alors que la profondeur maximale d'immersion des sous-marins modernes se situe entre 500 et 600 m.

Sous-marin russe de classe Boreï - Sputnik France
Un réacteur «perpétuel» pour les sous-marins nucléaires créé en Russie
Pendant cette immersion, il a en outre effectué le premier tir de torpilles au monde à 800 m de profondeur. Le Komsomolets était équipé de six systèmes de tir de torpilles de 533 mm.

Le K-278 (code Otan: Mike) a servi pour mener des expériences d’immersion en profondeur. Ses créateurs estimaient que le sous-marin du projet Plavnik pouvait descendre à 1.250 m de profondeur au maximum.

Malheureusement, le sous-marin Komsomolets a coulé en mer de Norvège le 7 avril 1989 à cause d’un incendie. Son épave gît toujours au fond de la mer.

Le premier sous-marin à atteindre le Pôle Nord sous la glace

© Wikipedia/Public domain/pliskin1Le K-3 Leninski Komsomol
Le K-3 Leninski Komsomol - Sputnik France
Le K-3 Leninski Komsomol

Le sous-marin nucléaire K-3, rebaptisé plus tard Leninski Komsomol, a été le premier au monde à atteindre le Pôle Nord sous la glace en 1962.

Livré à la flotte du Nord en 1959, le K-3 a été le premier sous-marin nucléaire soviétique.

Le seul sous-marin à moteur chimique

© Wikipedia/Public Domain/George ChernilevskyUn sous-marin soviétique du projet A615
Un sous-marin soviétique du projet A615 - Sputnik France
Un sous-marin soviétique du projet A615

Le projet soviétique A615 (code Otan: Québec) représente la seule famille des sous-marins au monde doté d’un moteur utilisant un absorbant chimique. 

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Trois engins russes dans le top 5 des sous-marins les plus dangereux
Les sous-marins de cette classe étaient équipés de deux moteurs diesel classiques et d'un troisième moteur diesel en cycle fermé qui utilisait de l’oxygène pour fournir une propulsion anaérobie quand le sous-marin était en plongée et un absorbant chimique solide pour éliminer le dioxyde de carbone.

Le système permettait une importante vitesse, mais augmentait considérablement le risque d'explosion ou d'incendie.

L’URSS a construit 30 sous-marins de ce type sur une centaine prévue entre 1952 et 1957, avant que le projet ne soit abandonné au profit des sous-marins à propulsion nucléaire.

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