Les nouvelles sanctions US contre l'Iran moins sévères qu'annoncées précédemment

© AFP 2022 SAUL LOEBMike Pompeo
Mike Pompeo - Sputnik France
Mike Pompeo, secrétaire d'État américain, a évoqué sur Fox News les sanctions que Washington décréterait contre l'Iran lundi. Il a parlé d'environ 600 sociétés et personnes physiques, soit moins que le chiffre cité précédemment par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré à la chaîne de télévision Fox News que les sanctions contre l'Iran qui entreront en vigueur lundi concerneraient plus de 600 sociétés et personnes physiques.

«Le département du ministère des Finances inscrira plus de 600 personnes et compagnies iraniennes sur la liste des sanctions appelées à influencer le comportement du pouvoir iranien. Tels est notre attente. Telle est la cause de la politique du Président Trump», a-t-il déclaré.

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Il a affirmé que les sanctions avaient d'ores et déjà «un énorme impact» sur l'économie iranienne, les partenaires européens ayant d'ores et déjà commencé à se retirer du pays, et a précisé que des centaines de sociétés avaient quitté l'Iran.

«Nous avons réduit les exportations de brut depuis l'Iran de plus d'un million de barils par jour. Cette quantité sera réduite davantage. Plusieurs pays ont également diminué les exportations de pétrole. Il faut un peu plus de temps pour arriver à zéro», a-t-il noté.

Le chiffre cité par Mike Pompeo est un peu moins important que celui qui avait été évoqué par Steven Mnuchin, secrétaire américain au Trésor, celui-ci ayant mentionné plus de 700 personnes physiques et morales.

Selon Fox News, les sanctions entrant en vigueur lundi couvrent les secteurs du transport maritime, des finances et de l'énergie.

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En mai dernier, les États-Unis ont annoncé leur retrait de l'accord de Vienne sur le dossier du nucléaire iranien conclu en 2015, avant de rétablir une première série de sanctions contre Téhéran en août. De nouvelles sanctions seront introduites lundi.

Les pays membres de l'Union européenne, tout comme la Russie et la Chine, ont pour leur part indiqué vouloir préserver l'accord de Vienne. Les États signataires du document ont ainsi convenu de poursuivre leurs efforts pour maintenir les échanges commerciaux avec Téhéran malgré le rétablissement des sanctions américaines.

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