Pas de «cadeaux de Noël»: la France risque d’être sanctionnée par l’UE

© Sputnik . Alexey Vitvitskiy / Aller dans la banque de photosLe siège de la Commission européenne
Le siège de la Commission européenne - Sputnik France
Günther Oettinger, commissaire européen au budget, a prôné le déclenchement d’une procédure pour déficit excessif à l’encontre de la France après l’adoption du projet de loi de finances française pour l’an prochain. La France serait le seul pays européen à dépasser la limite des 3%.

Les changements budgétaires votés la semaine dernière par l'Assemblée nationale peuvent pousser la Commission européenne à déclencher une procédure pour déficit excessif à l'encontre de Paris. Tel a été l'appel lancé par Günther Oettinger, commissaire européen au budget.

Emmanuel Macron - Sputnik France
Mesures de Macron en faveur des Gilets jaunes, l'UE en embuscade?
Suite à l'adoption des mesures visant à apaiser le mouvement des Gilets jaunes, le déficit du budget français pourrait atteindre les 3,2%, soit au-dessus de la limite européenne des 3 %.

Selon le commissaire européen au budget, ces ajustements ne sont pas «des cadeaux de Noël ponctuels mais des dépenses structurellement durables, il y en a qui s'étendront après 2020».

«Le pays viole pour la onzième année consécutive les règles de la dette, à l'exception de 2017», a déclaré M.Oettinger.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscivici estime, quant à lui, que l'augmentation du déficit public à 3,2% en 2019 est «acceptable». Il a insisté sur l'absence de procédure pour déficit excessif en cas de passage «temporaire» sur un an au-dessus des 3%.

Respecter la discipline budgétaire imposée par l'UE, selon laquelle le déficit ne doit pas dépasser 3% du PIB, était primordial pour le Président français qui voulait ainsi gagner la confiance de Berlin dans son projet de réformes européennes. Avant le début des manifestations des Gilets jaunes, le déficit public n'était pas censé dépasser 2,8% du PIB en 2019.

Dans son adresse à la Nation prononcée le 10 décembre, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures comme la hausse de 100 euros par mois du SMIC à partir de 2019 et l'annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Il a également encouragé les employeurs à verser à leur personnel une rémunération complémentaire à la fin de l'année qui sera «défiscalisée».

Selon Pierre Moscovici, la France risque d'être le seul pays de l'Union européenne en 2019 à repasser au-dessus des 3%.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала