«Le combat à mener, c'est contre les nationalistes», selon Raphaël Glucksmann

© REUTERS / Patrick Kovarik/PoolCandidates for the 2017 presidential election (LtoR) Francois Fillon, former French Prime Minister, member of the Republicans and candidate of the French centre-right, Emmanuel Macron, head of the political movement En Marche !, or Onwards !, Jean-Luc Melenchon of the French far left Parti de Gauche, Marine Le Pen, French National Front (FN) political party leader and Benoit Hamon of the French Socialist party (PS) pose before a debate organised by French private TV channel TF1 in Aubervilliers, outside Paris, France, March 20, 2017.
Candidates for the 2017 presidential election (LtoR) Francois Fillon, former French Prime Minister, member of the Republicans and candidate of the French centre-right, Emmanuel Macron, head of the political movement En Marche !, or Onwards !, Jean-Luc Melenchon of the French far left Parti de Gauche, Marine Le Pen, French National Front (FN) political party leader and Benoit Hamon of the French Socialist party (PS) pose before a debate organised by French private TV channel TF1 in Aubervilliers, outside Paris, France, March 20, 2017. - Sputnik France
L'Europe étant menacée de «dislocation par les Salvini, par les Orban, par le triomphe des nationalismes», le dirigeant du mouvement Place publique, l'essayiste Raphaël Glucksmann, a lancé mardi sa campagne pour les européennes, appelant la gauche à un «combat contre les nationalistes».

«Le combat contre les nationalistes», telle est la tâche que s'est donné le mouvement Place publique. Au moins telle qu'elle est formulée par son fondateur Raphaël Glucksmann, essayiste, qui s'est lancé mardi soir dans la course pour les européennes.

Si le Parti socialiste (PS), Europe Écologie Les Verts (EELV), Génération.s et le Parti communiste français (PCF) envisagent de mener la lutte chacun de son côté, l'espoir de l'essayiste est de persuader les partis de gauche de s'unir pour participer ensemble aux élections européennes prévues pour mai.

«L'Europe est menacée de dislocation par les Salvini, par les Orban, par le triomphe des nationalismes», a-t-il affirmé. «Le combat à mener n'est pas celui des Verts contre Génération.s, de Génération.s contre les Verts ou contre le Parti socialiste. Le combat à mener, c'est celui contre les nationalistes».

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M.Glucksmann, cité par France Inter, a constaté que durant des réunions à Metz, «il y avait des militants écologistes, des militants socialistes et des militants de Génération.s réunis». Selon lui, ils ne comprennent pas la situation actuelle à Paris, alors qu'une majorité écrasante des sympathisants écologistes, socialistes ou de Génération.s sont pour l'union, à en croire un sondage Ifop.

Raphaël Glucksmann a jugé nécessaire «d'offrir à Emmanuel Macron sur un plateau d'argent le fait d'être un rempart» contre le Rassemblement national (RN): «C'est limiter le débat au face-à-face entre les nationalistes et les libéraux. Cela veut dire qu'à terme les nationalistes gagneront, et que la gauche disparaîtra. Le problème de la gauche française et des écologistes, c'est qu'il y a de moins en moins de monde dans leurs épiceries, mais ils conservent tout de même les videurs à l'entrée. On est dans une logique suicidaire».

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