«C’est de la prison ferme»: un ex-ministre appelle à plus de fermeté face aux casseurs

Acte 18: les Gilets jaunes défilent à Paris, le 16 mars 2019
Acte 18: les Gilets jaunes défilent à Paris, le 16 mars 2019 - Sputnik France
Combien de casseurs interpellés sont «derrière les barreaux»? Telle a été la question qu’a posée dimanche Xavier Bertrand lors d’une émission d’Europe 1. Cet ancien ministre du gouvernement Fillon prône des mesures plus fermes à l’égard de ceux qui «ne se dispersent pas».

Invité le 31 mars au «Grand Rendez-Vous» d'Europe 1, Xavier Bertrand, le président du conseil régional des Hauts-de-France et ancien ministre du Travail du gouvernement Fillon, a appelé le gouvernement à ne pas laisser «s'installer un climat d'insécurité» sur fond de crise des Gilets jaunes.

En rappelant les mesures appliquées lors des manifestations non autorisées, dont la sommation, il a déclaré que tous ceux qui «ne se dispersent pas» devaient être condamnés à de «la prison ferme».

«S'ils ne se dispersent pas, c'est de la prison ferme […] Parmi toutes les interpellations, parmi toutes les gardes à vue, combien y a-t-il eu de ces casseurs qui sont derrière les barreaux?», s'est-il alors interrogé.

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«Nous serons sans merci avec les casseurs»: Nicole Belloubet reçoit une volée sur le Net
Dans le même temps, il a souligné que le mouvement des Gilets jaunes avait été «dévoyé» de ses origines.

«Il faut clairement faire la différence entre ce qu'a été le mouvement des Gilets jaunes du 17 novembre […] et ceux qui ensuite ont dévoyé ce mouvement et ceux qui viennent uniquement pour casser et pour piller», a-t-il ajouté.

Le samedi 30 mars, pour l'acte 20 de la mobilisation, les Gilets jaunes se sont de nouveau vus interdire de manifester sur les Champs-Élysées à Paris, mais aussi dans d'autres villes, telles que Saint-Étienne, Épinal et Rouen, par crainte de violences et de la venue de casseurs. Le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, a décrété sa municipalité «ville morte», en demandant à ses habitants de rester chez eux, anticipant une «journée apocalyptique».

D'après les chiffres officiels, 33.700 personnes dont 4.000 à Paris ont pris part à l'acte 20 des Gilets jaunes. Néanmoins, Le Nombre jaune, une page Facebook qui comptabilise aussi les participants au mouvement, a évoqué 102.713 manifestants sur 135 localités recensées.

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