Les Occidentaux font volte-face sur le Yémen, ne voulant plus d'une enquête internationale

© AP Photo / Abdulnasser AlseddikYémen
Yémen - Sputnik France
Les pays occidentaux ont fait volte-face, sur pression de l'Arabie saoudite selon certains, et retiré leur appui aux Pays-Bas qui voulaient présenter au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU une résolution demandant une enquête internationale sur des crimes de guerre au Yémen.

Ce changement a poussé les Pays-Bas à retirer mercredi soir — date limite du dépôt des projets de résolution — leur projet, laissant le champ libre à un autre texte, défendu par Riyad.

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Le projet de résolution de l'Arabie Saoudite, qui ne parle pas d'enquête internationale mais demande à l'Onu d'apporter son soutien à une commission d'enquête nationale, reste donc seul en lice et sera discuté vendredi lors du dernier jour de la 30e session du Conseil des droits de l'Homme.

«Clairement c'est une abdication, c'est une reculade», a expliqué jeudi à l'AFP un représentant de l'ONG Human Rights Watch, Philippe Dam, dénonçant «l'obstruction totale de l'Arabie saoudite» menée lors des négociations informelles dans les couloirs de l'Onu.

«Malgré les effets d'annonce il est clair que des États comme le Royaume-Uni, les États-Unis et la France n'ont pas assez soutenu» la résolution «des Hollandais car ces délégations ont préféré opter pour le consensus», a-t-il poursuivi, indiquant que lors des premières consultations informelles, un grand nombre d'Etats européens avaient pourtant exprimé leur soutien aux Pays Bas.

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Une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite mène depuis le 26 mars dernier une intervention pour aider le gouvernement face aux rebelles Houthis, issus de la minorité chiite zaïdite.

L'opération a été déclenchée pour empêcher les rebelles de prendre le contrôle de tout le pays, après avoir conquis la capitale, Sanaa, et de vastes pans du territoire.

Depuis le début du conflit qui a aussi provoqué une grave crise humanitaire, 2.355 civils ont été tués et 4.862 autres blessés, selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme qui a demandé début septembre une enquête internationale et indépendante.

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