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Huawei soupçonné d’avoir caché des backdoors dans l’équipement d’un opérateur européen

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Les services de renseignements néerlandais enquêtent sur les agissements du groupe de télécommunications chinois Huawei, qu’ils soupçonnent d’avoir caché des backdoors (ou portes dérobées) dans l’équipement de l’un des trois opérateurs du pays, Vodafone/Ziggo, KPN ou T-Mobile/Tele2, annonce le journal Volkskrant.

Des «portes dérobées» (chevaux de Troie codés dans un logiciel, un service en ligne ou un système informatique et dont l’utilisateur n’a pas connaissance) donnant accès aux données personnelles des clients ont été découvertes chez l’un des trois opérateurs principaux des Pays-Bas, Vodafone/Ziggo, T-Mobile/Tele2 ou KPN, utilisant les équipements de Huawei, a annoncé le journal néerlandais De Volkskrant, citant des sources au sein des services de renseignement du pays (AIVD).

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De Volkskrant ne précise pas le nom de l’opérateur concerné et n’indique pas s’il s’agit d’un backdoor logiciel ou d’une porte dérobée sur du matériel informatique.

Selon le journal, l’AIVD a essayé d’établir si ces backdoors permettaient au gouvernement chinois de se livrer à des activités d’espionnage. Toutefois, le média précise qu’un représentant officiel des services de renseignement a refusé de répondre aux questions portant sur cette enquête présumée.

Les opérateurs KPN et Vidafone/Ziggo se sont aussi refusés à tout commentaire, alors que T-Mobile/Tele2 a indiqué ne pas savoir si l’AIVD menait des investigations à ce sujet.

Le groupe Huawei s’est dit «surpris» et a refusé de commenter les accusations provenant de sources anonymes.

«Nous respectons les lois et nous protégeons les données confidentielles de nos clients partout où nous faisons des affaires. La cybersécurité a toujours été prioritaire pour nous», a indiqué un porte-parole de Huawei, cité par De Volkskrant.

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De Volkskrant a publié son article sur Huawei le 16 mai, au lendemain de la signature par Donald Trump d’un décret interdisant aux réseaux de télécommunications américains de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque sans autorisation spéciale du gouvernement. Le texte vise notamment les produits du groupe Huawei.

Il y a quelques semaines, Bloomberg a annoncé que Vodafone avait découvert des portes dérobées dans l’équipement Huawei utilisé en Italie.

Le 14 mai, le président de la firme chinoise, Liang Hua, a déclaré à Londres devant les journalistes que le groupe était prêt à signer des accords «de non-espionnage» avec les gouvernements pour s’engager à produire des équipements répondant «aux normes de non-espionnage et d’absence de porte dérobée».

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