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Guerre en Libye: «La France est clairement pro-Haftar, il n’y a pas de double jeu», Jalel Harchaoui

© AP Photo / Esam Omran Al-FetoriLibye, Armée nationale libyenne (ANL)
Libye, Armée nationale libyenne (ANL) - Sputnik France
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La Libye connait-elle une guerre civile sans fin? Depuis deux mois, Haftar bute contre Tripoli et les négociations sont au point mort. Mais qu’en est-il concrètement sur le terrain? Quel rôle joue les pays du Golfe et la France dans ce conflit? Éclaircissements et explications avec le spécialiste de la Libye Jalel Harchaoui, reçu par Désalliances.

Que comprendre de cette troisième guerre civile en Libye? Depuis avril, le Maréchal Haftar attaque le gouvernement et les milices de Tripoli. Résultat: les morts s’accumulent, le nombre de déplacés augmente et le pays s’enlise dans une nouvelle crise. Si les forces locales sont multiples -et rendent donc les négociations compliquées-, l’implication et l’ingérence des pays du Golfe et des pays occidentaux éloignent les espoirs de paix en Libye.

Jalel Harchaoui, chercheur à l'institut des relations internationales de Clingendael aux Pays-Bas et spécialiste de la Libye dénonce les faux semblants de chaque acteur pour Désalliances. Après avoir rappelé le passé du Maréchal Haftar comme «seigneur de guerre», surnommé plutôt par nos médias «le nouvel homme fort de l’est», l’universitaire explique comment Haftar a construit sa légitimité à l’international et sa rhétorique de lutte contre le terrorisme.

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Loin d’énoncer une vision simpliste et manichéenne du conflit, Jalel Harchaoui rappelle le jeu trouble des milices de Misrata et de Tripoli, en prise avec Haftar dans ce nouveau conflit.

En enfin, le spécialiste de la Libye explique le rôle souvent assez ambigu des puissances extérieures.

S’il approuve la configuration bipolaire entre les puissances régionales, Jalel Harchaoui nuance la confrontation entre wahhabites et fréristes et insiste lourdement sur la nuisance des Émirats arabes unis dans ce conflit.

Quant à la France, il dénonce un faux double discours. Pour lui, Macron poursuit ce que Hollande avait commencé: c’est-à-dire «soutenir le maréchal Haftar de manière ouverte» et s’accorder dans le futur avec un régime militaire autoritaire.

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