Le patron de LREM estime que de Rugy est victime d’un «acharnement»

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Stanislas Guérini, image d'illustration - Sputnik Afrique
Le délégué général de La République en marche, Stanislas Guerini, a dénoncé le rôle du «tribunal médiatique» dans l'affaire de Rugy. Selon lui, il est «dangereux pour la démocratie» que de telles suspicions influencent l'opinion publique.

Invité le 16 juillet sur Europe 1, le patron de LREM, Stanislas Guerini, a pris la défense de François de Rugy en mettant en garde contre le «tribunal médiatique» qui «cloue au pilori» un responsable politique sur «une photo, un article plein de suspicions».

«Je ne suis pas très à l'aise dans un système politico-médiatique où une photo, un article de presse plein de suspicions permet de clouer au pilori un responsable politique, je crois que c'est même dangereux», a-t-il affirmé sur Europe 1.

Et d’ajouter: «Il y a parfois une part d'acharnement, il faut qu'on soit tous très prudents dans ces situations-là, je crois que c'est dangereux, y compris pour la démocratie, quand ce sont ces types de suspicions qui sont au fond le tribunal médiatique».

Le délégué général de LREM a rappelé qu’«il y avait un audit qui avait été lancé pour ne pas avoir à juger cette affaire sur la base d'un article de presse, d'une photo, mais de faits précis».

L’affaire de Rugy

François de Rugy a organisé au minimum une dizaine de dîners luxueux «aux frais de la République» entre 2017 et 2018, lorsque l’actuel ministre était président de l’Assemblée nationale, a affirmé Mediapart dans une enquête publiée le 10 juillet.

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Ces dîners de haut standing, essentiellement organisés par Séverine de Rugy, son épouse, journaliste people à Gala, auraient eu lieu à l’hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l’Assemblée nationale, et en auraient mobilisé le personnel.

Qui plus est, il a effectué des travaux d’un montant de 63.000 euros dans son appartement ministériel et a également loué un logement à «loyer social préférentiel» à proximité de Nantes, a indiqué Mediapart.

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