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La Russie paie des milliers d’euros aux Pussy Riot condamnées pour hooliganisme

© Sputnik . Kirill Kallinikov / Aller dans la banque de photosUne marche de soutien au groupe punk Pussy Riot à Moscou (archive photo)
Une marche de soutien au groupe punk Pussy Riot à Moscou (archive photo) - Sputnik France
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La Russie a versé 37.000 euros aux membres du groupe punk Pussy Riot condamnées pour leur spectacle profanatoire dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, relatent les médias russes. Le pays s’est ainsi acquitté d’un jugement de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Les membres du groupe Pussy Riot, condamnées en 2012 pour leur «prière punk» dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, ont touché 37.000 euros des autorités russes conformément à une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), annoncent les médias russes.

«La Russie a respecté la décision de la CEDH, versant 37.000 euros aux membres des Pussy Riot», a indiqué Piotr Verzilov, membre du collectif Pussy Riot et éditeur du site internet Mediazona, cité par la radio Écho de Moscou.

Pussy Riot - Sputnik France
Un spectacle des Pussy Riot dans une église française frôle le scandale
Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova ont touché 16.000 euros chacune et Ekaterina Samoutsevitch, 5.000 euros. Selon M.Verzilov, la plupart de ces fonds ont servi à financer le fonctionnement du site Mediazona.

Affaire Pussy Riot

Le 21 février 2012, cinq membres masquées du groupe féministe Pussy Riot ont fait une «prière punk» devant l'autel de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, la principale église orthodoxe de Russie, en demandant à la Vierge Marie de «chasser Poutine».

En août 2012, un tribunal de Moscou a reconnu trois des cinq membres du collectif, Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova, coupables de «hooliganisme motivé par la haine religieuse» et les a condamnées à deux ans de colonie pénitentiaire. En appel, la justice russe a transformé la peine d'Ekaterina Samoutsevitch en sursis, autorisant sa libération le 10 octobre 2012. Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova ont été amnistiées en décembre 2013.

L'affaire a suscité un fort retentissement international. Un grand nombre de personnalités culturelles, dont Paul McCartney, Yoko Ono, Sting, Madonna ou bien Lady Gaga, ont à plusieurs reprises appelé les autorités russes à mettre un terme aux poursuites contre les punkettes.

Jugement de la CEDH

En juillet 2018, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la Russie pour violation de l'article 3 de la Convention des droits de l'Homme («traitements inhumains et dégradants»), notamment pour «humiliation» envers les jeunes femmes, transportées dans un «véhicule bondé» et «à la vue de tous dans un box vitré» au tribunal.

Selon le jugement de la CEDH dont la version finale a été publiée en décembre 2018, la Russie devait verser 16.000 euros de dommage moral à Maria Alekhina et à Nadejda Tolokonnikova, qui en avaient réclamé 120.000 euros chacune, ainsi que 5.000 euros à Ekaterina Samoutsevitch conformément à l’article 41 de la Convention des droits de l’Homme.

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