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Victime d’un couac administratif, cette enseignante se voit interdite d’exercer son métier

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Après 18 mois de congé maladie, un professeur d’un lycée lillois a été suspendu. Si la direction affirme que sa réintégration aurait dû être validée par le médecin expert et la commission ad hoc, la femme a tout de même assuré ses cours pendant six semaines gratuitement.

Un professeur au lycée Pablo-Picasso d'Avion, du nom de Célia, a été interdit d’enseigner à cause d’un couac administratif. Selon Le Parisien, le dossier administratif ne lui permettait pas d'exercer, car sa réintégration dans les effectifs de l'Éducation nationale, après 18 mois de congé pour longue maladie, n'avait pas encore été validée par le médecin expert et la commission ad hoc, qui dépend du département.

«J'avais informé l'administration dès mars de mon intention de revenir, j'avais fait les démarches pour voir le médecin expert, qui n'a jamais répondu à ma centaine de coups de fil. J'ai alerté le rectorat, par mail et par téléphone […]. On a fini par me dire début juillet au rectorat qu'on se débrouillerait pour trouver une solution », a-t-elle raconté au Parisien.

Comme le relate le quotidien, elle a assuré ses cours pendant les six premières semaines de l'année scolaire, après quoi elle a été suspendue par la direction. Ses leçons effectuées en septembre ne lui ont jamais été payées, car officiellement, elle n'a jamais été là.

L’administration s’explique

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Contacté par Le Parisien, le rectorat de Lille affirme que l’enseignante «n'aurait pas dû le faire: elle a reçu un courrier en avril, qui indiquait qu'une reprise de fonction ne peut s'effectuer qu'après avis du comité médical. Elle a repris de son propre chef».

Quant à ses difficultés pour joindre le médecin expert par qui tout devait se débloquer, l’administration a précisé que le praticien concerné «établissait très régulièrement des expertises sans qu'aucune autre personne ne se soit plainte de ne pouvoir le joindre».

Il y a quelques jours, le comité médical départemental a enfin donné son feu vert: l’enseignante de français va de nouveau pouvoir exercer.

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