La vidéo des violences policières sur un Guinéen en garde à vue à Strasbourg rendue publique

© AFP 2022 LUDOVIC MARINpolice
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Début juin, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie à la suite d’une vidéo qualifiée de «choquante» montrant la mise en garde à vue d’un Guinéen au commissariat de Strasbourg. Ces images ont fait polémique lors de l’audience. Elles ont été rendues publiques par France Bleu Alsace.

Début juin, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie par le parquet de Strasbourg afin qu’une enquête soit menée en lien avec des images de vidéosurveillance montrant un policier frapper un homme au commissariat.

France Bleu Alsace a publié le 1er juillet la vidéo en question.

Elle montre le jeune Guinéen arriver menotté dans le couloir juste avant les geôles. Il n'affiche ni résistance ni agressivité mais, quelques secondes après avoir été démenotté, reçoit un coup de poing dans la tête de la part d’un policier. Ce coup a été par la suite confirmé par l'expertise médicale.

Le Guinéen, âgé de 21 ans, a comparu le 2 juin en comparution immédiate pour un vol de vélo à proximité de la gare de Strasbourg, usurpation d'identité et violences sur des policiers.Dans le procès-verbal il lui avait été reproché d'avoir été agressif et d'avoir essayé de mettre un coup de poing à un policier.

La vidéo qui fait polémique

Cependant, lors de l'audience, l’avocate du prévenu, Me Kaoutare Choukour, a demandé à visionner les images de vidéosurveillance du commissariat, placées sous scellés.

«Les images étaient choquantes, éloquentes, édifiantes», a déclaré à l'AFP Me Choukour.

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Après leur visionnage, le procureur a demandé que la lumière soit faite sur ces actes. L’IGPN a été saisie pour des violences commises par un dépositaire de l’autorité publique. Le jeune homme a également porté plainte.

Il a été relaxé pour les violences et l'usurpation d'identité, mais condamné à quatre mois d'emprisonnement, aménageables, pour le vol du vélo.

Outre le fonctionnaire coupable, les investigations ont également visé une collègue qui s'est portée témoin, ainsi que le policier qui a rédigé le procès-verbal censé retranscrire le contenu de la vidéo.

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