Chauffeur de bus tué, gendarme renversée: face à une série de violences, Macron parle d'«incivilités»

Tout en condamnant les récentes agressions, dont le chauffeur de bus battu à mort à Bayonne, un pompier blessé par balle et la gendarme Mélanie Lemée, le Président de la République a qualifié ces actes d’«incivilités». Un terme qui a surpris certains personnalités politiques.

Invité sur le plateau de TF1 le 21 juillet, Emmanuel Macron s’est exprimé notamment sur les violences qui secouent la France ces derniers temps, avec par exemple un chauffeur de bus mortellement agressé à Bayonne ou encore un pompier blessé par balle à Étampes.

«Nous ne pouvons pas accepter et je n'accepterai pas dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude: la sécurité au quotidien, c'est ce qui garantit l'ordre public, l'ordre républicain […] Sur ce point, nous serons intraitables», a-t-il déclaré.

«Je l'ai toujours dit et je le redis avec fermeté, c'est la tolérance zéro. Toute personne qui porte justement l'autorité républicaine, toute personne qui appartient à nos forces de sécurité intérieure ou qui agit pour servir, pompiers, aussi soignants […] mérite le respect et nous ne tolérerons aucun écart», a-t-il martelé.

Un bus RATP dans la rue de Paris - Sputnik France
Les transports publics marquent l’arrêt dans toute la France en hommage au chauffeur agressé à Bayonne
Le Président a souligné qu’«une réponse immédiate est nécessaire», qui doit s'accompagner d'un «changement d'état d'esprit profond». Il a également promis de «renforcer les équipements» et les «politiques d'accompagnement» des forces de l'ordre et des personnels soignants. Il a aussi assuré qu'il prendrait «toutes les dispositions utiles pour que la réponse judiciaire soit rapide et au rendez-vous de ces incivilités».

Le choix des mots critiqué

Cependant, le choix du terme d'«incivilité» pour dénoncer les actes sauvages contre des représentants de l'État a indigné plusieurs commentateurs. Ainsi, le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau a écrit sur son compte Twitter: «Emmanuel Macron interrogé sur le meurtre d'un gendarme, l'agression ultra-violente d'un chauffeur de bus et des tirs contre un pompier parle par deux fois "d’incivilités". Ce laxisme lexical conduit inévitablement au laxisme judiciaire».

​L’eurodéputé Rassemblement national Thierry Mariani, pour sa part, a noté: «Quand on est Président de la République, les mots ont un sens. Utiliser le terme d’"incivilités" alors que le pays est dans une crise sécuritaire sans précédent, rend Macron indigne de sa fonction».

​Le député LR Eric Ciotti a écrit: «Non Emmanuel Macron les meurtres des Philippe, Melanie ou Axelle ne sont pas des "incivilités" ce sont des assassinats! La France des oubliés de la République, ces Français qui ne se plaignent jamais même quand ils sont victimes de la haine et de la barbarie méritent mieux».


 

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