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Tribune controversée: 18 militaires d'active signataires vont passer devant un conseil militaire

© AFP 2021 LUDOVIC MARINUn défilé militaire à Paris (archive photo)
Un défilé militaire à Paris (archive photo) - Sputnik France, 1920, 28.04.2021
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Dix-huit militaires en activité signataires d'une tribune controversée dénonçant le «délitement» de la France et se disant prêts à «soutenir les politiques» qui œvreront contre vont passer devant un conseil militaire, a annoncé le chef d'état-major des Armées.

Dix-huit militaires en activité signataires d'une tribune de Valeurs actuelles controversée se disant prêts à «soutenir les politiques» qui œuvreront contre le «délitement» de la France vont passer devant un conseil militaire, a annoncé ce mercredi 28 avril le chef d'état-major des Armées.

Il passeront «chacun devant un conseil supérieur militaire», a déclaré le général François Lecointre au quotidien Le Parisien en évoquant de possibles «radiations» ou «mises à la retraite d'office».

«Je considère que plus les responsabilités sont élevées, plus l'obligation de neutralité et d'exemplarité est forte», a-t-il martelé.

Les généraux en «deuxième section» signataires -proches de la retraite mais qui peuvent toujours être rappelés- risquent pour leur part «la radiation, donc la mise à la retraite d'office», a-t-il ajouté.

«Ces officiers généraux vont passer chacun devant un conseil supérieur militaire. Au terme de cette procédure, c'est le président de la République qui signe un décret de radiation», a précisé le général Lecointre.

«Je souhaite que leur mise à la retraite d'office soit décidée», a-t-il pour sa part relevé en évoquant «une procédure exceptionnelle», lancée à la demande de la ministre des Armées.

La tribune controversée

La tribune, publiée par Valeurs actuelles le 21 avril et signée par «une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires» était adressée au Président de la République. Appelant le Président au patriotisme, les militaires s’inquiétaient notamment des dérives «d’un certain antiracisme», et attisant selon eux les braises d’une «guerre raciale». Ils se disaient «disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation».

Le 27 avril, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé avoir demandé des sanctions contre les militaires signataires de la tribune. Elle a rappelé le cas du général Christian Piquemal, ancien patron de la Légion étrangère et également signataire de la tribune, qui avait été radié en 2016 des cadres de l'armée pour avoir participé à une manifestation interdite contre les migrants à Calais.

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