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Les entreprises militaires privées en Afghanistan sont parfois, «indirectement, payées par l’armée américaine»

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Malgré l’annonce d’un retrait militaire de l’Afghanistan articulé par Joe Biden, serait-il possible qu’une présence américaine puisse quand même rester? Sous quelle forme? Analyse d’Alexandre Vautravers, chercheur associé au Geneva Centre for Security Policy (GCSP), au micro de Rachel Marsden.

Joe Biden a annoncé, à l’instar d’autres Présidents avant lui, un retrait des troupes US d’Afghanistan d’ici au 11 septembre.

Mais du personnel américain pourrait rester sur place. On sait que des contractants d’entreprises militaires privées sont là pour des raisons logistiques et d’autres pour un rôle de «combat». Alexandre Vautravers, chercheur associé au Geneva Centre for Security Policy (GCSP) et rédacteur en chef de la Revue militaire suisse (RMS), fait, pour Le Désordre mondial, le décompte des personnels qui pourraient être exclus du retrait. 

«On peut imaginer que les troupes servant à l’encadrement ou à la formation, ou les entreprises de sécurité privées ne seront désengagées qu’à un stade ultérieur. Pour ce qui est des sociétés militaires privées, il y a une panoplie d’offres qui est très importante. Il est difficile d’articuler des chiffres précis, mais selon la comptabilité même de l’armée américaine, il y aurait entre 12.000 et 18.000 personnels de ces entreprises de sécurité privée en Afghanistan aujourd’hui. Cela représente entre 1.200 et 2.500 sociétés. Celles-ci sont parfois, indirectement, par l’armée américaine. Souvent, elles sont rémunérées par le gouvernement afghan ou des personnalités en Afghanistan, en sous-traitance ou avec de l’argent américain.»
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