Mort d’Éric Masson: l’écrasante majorité des Français approuve la prochaine mobilisation des policiers

© AFP 2022 ALAIN JOCARDUn policier patrouille à Sarcelles dans le Val d'Oise, février 2021
Un policier patrouille à Sarcelles dans le Val d'Oise, février 2021 - Sputnik France, 1920, 13.05.2021
Organisée par l’intersyndicale après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon, la mobilisation des policiers du 19 mai est approuvée par 86% de la population, indique le dernier sondage d’Elabe pour BFM TV.

L’écrasante majorité des Français est en faveur de la tenue du rassemblement qui doit avoir lieu le 19 mai devant l’Assemblée nationale à l’initiative des syndicat policiers indignés par la mort de leur collègue Éric Masson à Avignon.

Jean Castex - Sputnik France, 1920, 12.05.2021
Les syndicats de police attendent une concrétisation des annonces de Castex et espèrent que la justice suivra

Dans le détail, l’enquête d’Elabe menée pour BFM TV montre que la mobilisation est soutenue par 51% répondants alors que 35% éprouvent de la sympathie. Si 10% sont indifférents, seuls 3% y sont opposés et 1% hostile.

Réalisé sur un échantillon de 1.009 personnes entre le 11 et 12 mai, le sondage montre également que cette opinion positive évolue en fonction de l’âge des répondants et passe de 77% auprès des moins de 25 ans à 92% auprès des plus de 65 ans.

Quant à la préférence électorale des sondés, les électeurs de François Fillon (70% de soutien et 25% de sympathie), de Marine Le Pen (62% de soutien et 27% de sympathie), d’Emmanuel Macron (53% de soutien et 40% de sympathie) et les abstentionnistes (45% de soutien et 37% de sympathie) approuvent et soutiennent majoritairement la mobilisation, tandis que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (37% de soutien et 43% de sympathie) et de Benoit Hamon (42% de soutien et 46% de sympathie) éprouvent principalement de la sympathie.

Ce que réclament les syndicats

Dans un communiqué de presse publié le 12 mai, l'ensemble des syndicats de police demandent de renforcer «la réponse pénale pour les agresseurs et meurtriers de forces de l’ordre». Ils réclament en outre «la simplification de la procédure pénale» et la mise en œuvre de peines minimales pour ces agresseurs.

​L’intersyndicale souligne qu’elle prend acte de la mise en application de l'observatoire de la réponse pénale dès le 1er juillet 2021, ce qui a été confirmé le 11 mai par Jean Castex. Le chef du gouvernement avait alors promis dans un communiqué que les violences contre les forces de l'ordre seraient «désormais des délits spécifiques plus durement réprimés» et les refus d'obtempérer seraient «punis plus fortement».

Le 10 mai, le ministre de l’Intérieur a indiqué sur BFM TV qu’il serait présent au rassemblement du 19 mai à Paris.

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