«Siamo tutti antifascisti»: une manifestation en mémoire de Clément Méric à Paris – images

© SputnikUne manifestation en mémoire de Clément Méric à Paris, le 5 juin 2021
Une manifestation en mémoire de Clément Méric à Paris, le 5 juin 2021 - Sputnik France, 1920, 05.06.2021
Au lendemain du procès sur la mort de Clément Méric, un millier de personnes ont manifesté samedi 5 juin dans le calme, à Paris, avec des banderoles disant «huit ans après, Clément vit dans nos luttes, combattons le fascisme».

Un millier de personnes sont venues manifester dans la capitale française pour honorer la mémoire du jeune militant d’extrême gauche Clément Méric, tué lors d'une bagarre à Paris en 2013, constate le correspondant de Sputnik. L’action se déroule au lendemain de la condamnation de deux accusés à de la prison ferme.

L’action a débuté dans une ambiance bon enfant place de la République, à l’appel du Comité pour Clément, de l’Action antifasciste Paris-Banlieue et de Solidaires.

Les manifestants ont arboré des banderoles «huit ans après, Clément vit dans nos luttes, combattons le fascisme», «Des nuits d’orage, une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence», ainsi que des pancartes «Clément présent».

Ayant rempli toute la rue, ils se sont mis à chanter ou scander, en italien entre autres: «Siamo tutti antifascisti» (nous sommes tous antifascistes).

Vers 16h30, ils ont débarqué place Gambetta. Le cortège a réuni entre 1.000 et 1.500 personnes, selon les organisateurs, alors que l'estimation de la police est de 1.600.

Action des Gilets jaunes

Le cortège des Gilets jaunes, qui marchait depuis la place de la Bastille, s’est aussi arrêté place de la République pour rendre hommage à Clément Méric.

Les militants, qui sont venus dénoncer le pass sanitaire, les mesures restrictives sanitaires et les réformes de l’assurance chômage et des retraites, sont descendus battre le pavé dans le cadre d’un «appel national».

Deux anciens skinheads, Esteban Morillo et Samuel Dufour, ont été condamnés par la cour d'assises de l'Essonne à huit et cinq ans de prison. Des facteurs aggravants se sont ajoutés à ces violences volontaires: recours à une arme et violences en réunion.

La rixe en question a eu lieu en marge d'une vente privée de vêtements de la marque Fred Perry et a opposé des militants d'extrême gauche et d'extrême droite. Le militant antifasciste de 18 ans a été frappé au visage et s'est écroulé sur le bitume.

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